Kinshasa : un cas de menaces de mort examiné par un tribunal

Kinshasa, 07 juillet 2025 (ACP). – Des menaces de mort proférées par une dame à l’encontre d’un monsieur ont été examinées lundi dans un procès civil dû à un conflit parcellaire devant  le Tribunal de grande instance de Gombe, dans le nord de Kinshasa, en  République démocratique du Congo, a-t-on appris de source judiciaire.

« Elle s’est introduite dans la maison sans la volonté de l’occupant. Elle a menacé en lingala : « Bima na ndaku oyo, soki te, nako boma yo » (Quitte cette maison, sinon je vais te tuer) », a déclaré l’avocat de la partie demanderesse devant le tribunal.

Selon lui, Madame Dida Bondonga, en conflit foncier avec le bailleur de la parcelle, se serait introduite de force dans le domicile de M. Mpoy sans aucun droit, ni autorisation, avant de proférer de graves menaces à son encontre.

La prévenue, absente à l’audience, n’a pas présenté sa version des faits. Aucune contradiction n’a donc été enregistrée lors du procès.
La partie demanderesse l’a accusé également d’avoir administré des coups à Henock Yembe, fils de M. Mpoy, à l’aide d’un morceau de bois, occasionnant une blessure nécessitant une hospitalisation.

Selon l’avocat, l’intention d’homicide est manifeste et soutenue par les articles 44 et 45 du Code pénal, les coups et blessures étant visés à l’article 47.

« Elle a voulu frapper M. Mpoy à la tête avec un gros morceau de bois. Ce sont des personnes présentes sur le lieu qui l’en ont empêchée. Malheureusement, elle a atteint son fils Hénock, qui était tombé au sol et a été conduit d’urgence à l’hôpital », a-t-il dit.

En plus de la tentative de meurtre et des coups et blessures, Mme Dida est accusée également  de violation de domicile et dénonciation calomnieuse, après avoir accusé faussement M. Mpoy d’avoir volé du sable qu’elle aurait déposé dans la parcelle.

L’avocat du plaignant a brandi des images comme preuve de la présence illégale de Mme Dida dans la maison et a sollicité la condamnation de celle-ci au paiement de 500.000 dollars américains à titre de dommages et intérêts, ainsi que son arrestation immédiate.

De son côté, le magistrat du parquet  a estimé l’action recevable, mais a rejeté toutes les infractions reprochées à Mme Dida faute de preuves probantes.

« Madame la présidente, vous direz que les infractions ne sont pas établies. Vous acquitterez cette dame poursuivie par M. Mpoy pour défaut de preuves », a déclaré le procureur.

Le Tribunal a pris l’affaire en délibéré et rendra son verdict dans le délai prévu par la loi.

Madame Dida Bondonga, est traduite en justice pour avoir agressé monsieur Matthieu Mpoy, locataire d’une parcelle située au n°09 de l’avenue Muswaya, dans le quartier Congo, commune de Ngaliema, dans le centre de la capitale congolaise.

ACP/JF

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