Kinshasa, 11 avril 2026, (ACP).- Un coordonnateur de la 30ème communauté pentecôtiste du Congo ECC/ CPCO a été jugé, samedi, pour faux en écriture, lors d’une audience du tribunal de grande instance de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Voici ce que nous reprochons au prévenu Ngama Mudimbiye, coordonnateur des écoles pentecôtistes du Congo. La première prévention, c’est qu’il a signé sur les documents officiels des écoles de la communauté, notamment les commissions d’affectation, ensuite la rétention illégale des documents originaux des écoles de la communauté, en posant des actes sans qualité ni mandat parce qu’il avait été excommunié de la communauté. Qu’il plaise à votre tribunal de déclarer cette action recevable et fondée », a soutenu le magistrat du parquet.
Me Léonard Mbuta, avocat de la CPCO, a fait savoir que le coordonnateur Ngama, qui est prévenu aujourd’hui, avait été exclu de la communauté, mais il continue de signer au nom et pour le compte de ladite communauté. Voilà, ce qui constitue le faux en écriture, puisqu’il détient les documents officiels et du personnel de la communauté, a relevé Me Mbuta.
En réaction, Me Charly Teko, avocat du prévenu Ngama, a plaidé en ces termes : « Nous avons deux départements. Le département ecclésiastique et des écoles. Le représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) avait notifié notre client Ngama de sa nomination en 2024, à la tête des écoles de la 30ème communauté de l’ECC/CPCO, les documents sont là, comment qualifier les actes posés par un coordonnateur nommé des actes illégaux. Notre client n’a jamais été excommunié comme on prétend le dire, il reste coordonnateur jusqu’à la preuve du contraire. Vous allez déclarer cette action recevable mais non fondée », a renchéri Me Teko.
Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer sur la recevabilité de l’action avant de commencer l’instruction sur le fond.
ACP/UKB

