Kinshasa 20 mai 2026 (ACP).- Un divorcé a réclamé sa part sur les biens du mariage célébré sous le régime matrimonial de la communauté universelle des biens avec sa défunte épouse, selon une copie de la plainte saisissant le parquet près la cour d’appel Kinshasa-Gombe, capitale de la République démocratique du Congo,
parvenue mercredi à l’ACP.
« Mon client fut marié à la grande soeur biologique de monsieur Josué Koko, décédée en 2024. Juste après le décès, ce dernier se fait passer par fraude comme liquidateur, enlevant le conjoint survivant avec ses enfants pour prendre de force le décompte final du decujus à la société Snel, puis a occupé de force la parcelle (…) sise dans la commune de Mont-Ngafula, puis a vendu par morcellement plusieurs parties de ladite parcelle, en plaçant des locataires sans aucune autre procédure », a-t-on lu.
Richard Ntumba, demandeur, qui a été contacté par l’ACP, a précisé que le régime matrimonial de cette union qui a produit trois enfant n’a « jamais » été dissout.
« Je me suis marié avec la soeur de Josué Koko en 2004. Nous avons eu trois enfants. Nous nous sommes mariés légalement. Nous avons signé comme régime matrimonial, la communauté universelle des biens. Nous nous sommes séparés en 2012 mais le régime matrimonial n’a jamais été liquidé », a-t-il déclaré.
Il a fait savoir, par ailleurs, qu’après la mort de son épouse, une action a été menée au parquet général à Kinshasa en vue de recouvrir les biens qui sont restés dans la copropriété.
« Après sa mort, une semaine après, (…) j’ai demandé à ses petits frères, il faudrait que ma famille et la vôtre puissions nous réunir et causer. Le régime n’a jamais été dissout. Ils m’ont négligé. Ils se sont réunis en famille et ont pris un faux liquidateur, Josué Koko. Ils m’ont ainsi écarté, ainsi que mes trois enfants, allant jusqu’à obtenir le décompte final à la Snel où travaillait mon ex femme », a-t-il poursuivi.
M. Ntumba a indiqué, en outre, que malgré les efforts consentis par ses avocats conseils, pour trouver une solution à ce problème, les loyers des parcelles restent perçus par les frères de son ex femme.
«Ils ont tout bouffé, cet argent, il n’y a rien. Et non seulement cela, ils ont mis des locataires comme ils veulent et ils perçoivent les loyers », a-t-il déploré.
Il a indiqué espérer voir le tribunal se saisir de ce dossier qui, d’après lui, a « trop duré ».
Le régime de la communauté universelle est l’un des trois régimes matrimoniaux prévus par le Code de la famille en RDC. Il implique la mise en commun de tous les biens des époux, qu’ils soient acquis avant ou pendant le mariage, peu importe leur origine ou mode de financement.
En cas de divorce, le patrimoine commun est liquidé et partagé en deux parts égales.En cas de décès, le conjoint survivant reprend sa part (la moitié de la communauté), note-t-on.
ACP/C.L.

