Kinshasa, 29 octobre 2026 (ACP).- Un ex-travailleur a réclamé, jeudi, à son ancien employeur un décompte final de deux (2) millions USD pour licenciement abusif devant le tribunal de travail de Matete, dans le centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience.
« Qu’il plaise à votre tribunal de dire recevable et fondée la présente action, de dire qu’il y a eu licenciement abusif de notre client, de condamner la société N’sele River Lodge à payer un décompte final évalué à l’équivalent de 36 mois de rémunération et de la condamner à payer la somme de deux millions de dollars américains, payable en francs congolais, à titre de dommages et intérêts pour tout préjudice (…) », a plaidé l’avocat de M. Dieu Manzambe, partie demanderesse.
Selon les éléments présentés par la partie demanderesse, M. Manzambe a été engagé en février 2017 comme gardien. Il a travaillé pendant huit ans et percevait une rémunération journalière de 10.000 francs congolais.
En août 2025, il a été victime d’un accident de travail survenu dans un véhicule de la société. À la suite de cet accident, il a perdu sept dents et a été pris en charge dans un hôpital.
Au cours de l’année 2025, les malaises liés à cet accident sont réapparus. La société aurait alors refusé de prendre en charge son travailleur qui lui aurait interdit l’accès à son lieu de travail.
Estimant que cette rupture abusive avait fortement affecté M. Manzambe, la partie demanderesse a indiqué que ce dernier avait saisi l’inspecteur du travail.
Devant cet inspecteur, le défendeur aurait refusé de répondre aux différentes invitations qui lui avaient été adressées.
La partie demanderesse a également soutenu que le défendeur n’avait jamais notifié au demandeur un quelconque motif valable pouvant justifier la résiliation de son contrat de travail.
La partie défenderesse ne s’étant pas présentée à l’audience, bien qu’elle ait été régulièrement atteinte, le défaut a été retenu à sa charge.
Pour le magistrat du parquet, le tribunal devra faire droit à l’intégralité de la demande formulée par le demandeur.
Pour sa part, le tribunal a clos les débats et pris l’affaire en délibéré pour rendre sa décision dans le délai prévu par la loi.
« Le tribunal s’estime suffisamment éclairé, clôt le débat dans la présente cause et prend l’affaire en délibéré pour rendre son jugement dans le délai de la loi », a déclaré Doudou Malangwa, juge président de la composition.
ACP/Bi

