Kinshasa: un magistrat sollicite l’acquittement de deux prévenues jugées pour faux en écriture

Kinshasa, 22 octobre 2025 (ACP).- Le magistrat du parquet a demandé, mercredi, au tribunal de paix de N’djili, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), d’acquitter deux prévenues jugées de faux en écriture, usage de faux et stellionat pour fait non établis, lors d’une audience.                     

« Je demande l’acquittement de deux prévenues pour faits non établis », a requis le magistrat du parquet.

Et de poursuivre: « On accuse deux prévenues d’avoir commis le stellionat, faux en écriture et usage, or le renseignant a dit dans sa déposition que la maman n’a pas vendu la parcelle, elle y habite jusqu’aujourd’hui puisque c’est une parcelle à copropriété. En plus l’infraction de faux en écriture n’a pas été démontré par la partie citante et il n’y a pas eu mutation entre vendeur et acheteur, comment peut-on évoquer l’infraction de stellionat ? »

Par ce motif, selon ce magistrat du parquet, « le tribunal dira non établies en fait comme en droit les infractions de faux en écriture et usage de faux et celle de stellionat. Vous direz également non fondé la demande civile de dommages et intérêts, avant acquitter les deux prévenues ».

Me Alex Monangila, avocat de la victime Jacquies Tulukwe, a indiqué : « Nous avons saisi votre tribunal pour la vente irrégulière de la parcelle de la famille sise sur l’avenue Mukata n°36, au quartier Biyela, dans la commune de Kimbaseke. La prévenue Luzala Tsangu, avec la procuration de sa mère Nsimba Matumona, a vendu ladite parcelle à une certaine Monique, non autrement identifiée sans le consentement de mon client, alors qu’il est aussi héritier de la première catégorie ».

Ces faits, a-t-il dit, sont constitutifs d’infraction de stellionat, faux en écriture et usage de faux.

« Par conséquent, nous demandons 20.000$ à titre de réparation de préjudices subis », a soutenu Me Alex Monangila.

De son côté, Me Prince  Mbanzila, avocat des prévenues Luzala Tsangu et sa mère Nsimba Matumona s’est réjoui du réquisitoire du magistrat du parquet.

Et de soutenir: « Le magistrat du parquet a déjà tout démontré, ce sont ce genres de magistrats que la République a besoin, c’est la même famille qui habite ladite parcelle, aucune vente n’avait eu lieu, vous allez tout simplement acquitter mes clientes et c’est bon droit. Le tribunal a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le délai de la loi ».

Madame Nsimba Matumona et sa fille Luzala Tsangu étaient accusées par Tulukwe Jacy, un enfant que son défunt mari avait eu avant leur union, pour avoir vendu l’unique parcelle laissé par leur père.

ACP/UKB

Fil d'actualités

Sur le même sujet