Kinshasa, 18 octobre 2025(ACP).- Le parquet de grande instance de N’djili a appelé, samedi, le tribunal à instruire une affaire de falsification des documents parcellaires qui oppose une marâtre à trois héritiers, lors d’une audience de la juridiction précitée, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Pour que votre tribunal retire ce moyen d’obscurité dans les libellés, il faut que la partie prévenue soit dans l’impossibilité de se défendre, c’est à dire que l’exploit doit être incompréhensible ; or, ici, bien que la date de commission de l’infraction n’est pas mentionnée, mais la date de la commission de l’infraction d’usage est indiquée dans l’exploit ; leur père, le propriétaire de la parcelle, avait voulu que le nom de sa femme, leur marâtre, soit mis dans les documents parcellaires, mais pourquoi les héritiers Axel Kimene, Henri Matondo et Sidonie Kengu ont enlevé le nom de leur marâtre ? Nous, entant que magistrat du parquet, nous ne pouvons pas tolérer cet acte, nous demandons à votre tribunal de commencer l’instruction de ce dossier » a-t-il dit.
Pour sa part, Me Thérèse Wasiku, avocat des héritiers, a soutenu que le tribunal ne peut pas instruire cette affaire puisqu’il y a obscurité dans les libellés de l’exploit dans ce sens que la date de la commission de l’infraction de faux en écriture et de l’usage de faux n’est pas mentionnée.
« Il n’y a l’omission de la date de la commission de l’infraction de faux en écriture et de son usage ; en plus Mme Vila Kabedi prétend être la mère de ces enfants alors que les autres sont même plus âgés qu’elle. Par ce motif, qu’il plaise à votre tribunal de déclarer cette action irrecevable et non fondée ».
En réaction, Me Mayangu, avocat de la marâtre vila Kabedi a relevé que l’exploit introductif d’instance est intelligible et n’a rien d’obscurité
« L’exploit est clair, ils n’ont pas bien lu, ils cherchent à s’échapper de ce qu’ils ont fait, il est vrai la parcelle appartient à leur défunt père, ils sont allés faire d’autres documents parcellaires pour enlever le nom de leur marâtre sur les documents, c’est là où réside le faux, ils ont fait l’usage de ce document devant le parquet où se trouve l’obscurité sur l’exploit ? », s’est-il interrogé.
Le tribunal a, séance tenante, procédé à l’instruction du dossier. Rappelons que cette affaire de faux en écriture et de l’usage de faux concerne Mme Vila Kabedi, veuve du défunt Jackson Kabedi, qui a accusé trois enfants de son défunt mari d’avoir enlevé son nom dans les documents parcellaires.
A l’audience de ce jour, l’avocat des 3 héritiers ont soutenu que le tribunal ne peut pas instruire pour motif que l’exploit est irrégulier.
ACP/UKB

