Kinshasa: une ex-travailleuse d’une école sollicite le paiement de son décompte final

Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- Une ex-travailleuse a sollicité lundi de son ancien employeur, le complexe scolaire Le Renouveau, le paiement de son décompte final devant le tribunal du travail de Matete, dans le Centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une audience.

« Qu’il plaise au tribunal de dire recevable et fondée la présente action, ordonner au complexe scolaire Le Renouveau le paiement du décompte de son de Mme Nzita Micheline, ex-travailleuse, et condamner cette école au paiement des préjudices subis », a plaidé la partie demanderesse.

Dans son exposé des faits, la partie demanderesse a expliqué que sa cliente était liée au complexe scolaire Le Renouveau depuis 2015 par un contrat de travail en qualité d’enseignante, avant d’être affectée au poste de caissière.

Le 25 juillet 2025, Mme Nzita a été victime d’un accident du travail sur son lieu de service, lorsqu’une porte de coffre-fort lui a sectionné un doigt.

« L’accident étant survenu sur le lieu de travail, elle devait être prise en charge par la CNSS. Mais elle s’est malheureusement rendu compte qu’elle n’avait jamais été affiliée, bien qu’elle ait cotisé. L’école avait alors pris l’engagement de la prendre en charge, ce qui n’a jamais été fait », a précisé la partie demanderesse.

Et d’expliquer : « elle a décidé de démissionner de l’école. Lorsqu’elle est venue réclamer ce qui lui devrait être dû, l’école a refusé de lui payer ses droits sociaux. C’est ainsi qu’elle a saisi l’inspecteur du travail ».

La partie défenderesse ne s’étant pas présentée à l’audience de ce lundi, bien qu’ayant été régulièrement signifiée, le défaut a été retenu à sa charge.

Pour le magistrat du parquet, en l’absence de contradicteur, le tribunal devra faire droit aux prétentions de Mme Nzita.

« Il vous plaira de lui allouer le bénéfice intégral de son exploit », a requis le magistrat du parquet.

Le tribunal, pour sa part, a estimé sa religion suffisamment éclairée et a pris l’affaire en délibéré afin de rendre sa décision dans le délai prévu par la loi.

« Le tribunal estime sa religion éclairée, clôt les débats, prend l’affaire en délibéré pour rendre son jugement dans le délai de la loi », a conclu Pierre Kiama, juge président de la composition.

ACP/B

Fil d'actualités

Sur le même sujet