Kinshasa, 20 juillet 2026 (ACP).- L’exploitation illicite des ressources minières dans le Sud-Kivu, province de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a été abordée, lors d’un échange entre le ministre de la Justice et un député national, selon un message consulté lundi par l’ACP.
« Au cours de la semaine dernière, j’ai reçu le député national Trésor Lutala Mutiki, élu du territoire de Mwenga (Sud‑Kivu), qui m’a alerté sur des allégations d’exploitation illicite des ressources minières ainsi que sur plusieurs préoccupations liées au fonctionnement du secteur de la justice dans son territoire », a écrit Guillaume Ngefa, ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des sceaux, sur son compte X.
« Conformément aux orientations du Président de la République arrêtées lors du dernier Conseil des ministres, j’ai instruit mes services d’engager sans délai les enquêtes nécessaires et de saisir les parquets compétents, afin que toute la lumière soit faite sur ces faits et que les responsabilités soient établies », a-t-il ajouté.
Pour le ministre d’Etat Ngefa, la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, la fraude minière et toutes les formes de criminalité économique demeurent une priorité pour le gouvernement, et « aucune violation de la loi ne sera tolérée ».
Pour conclure, il a indiqué que si les faits sont avérés, « leurs auteurs répondront de leurs actes devant la justice, dans le strict respect de l’État de droit ».
Le code minier du 9 mars 2018 encadre l’exploitation des ressources minières, la procédure d’octroi des droits miniers, la durée de la validité du permis d’exploitation qui ne peut excéder 25 ans, mais renouvelable sur demande de son titulaire pour des périodes n’excédant pas 15 ans chacune. Toute exploitation illicite des ressources minières est sévèrement punie par cette loi.
ACP/M

