Kinshasa, 11 août 2025 (ACP),- Une action en réclamation d’une parcelle successorale présumée obtenue par testament orale a été intentée lundi, lors d’une audience publique devant le tribunal de grande instance de N’djili, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
« Mon client avait rendu beaucoup de services au défunt Nangwa, ce dernier de son vivant lui avait récompensé en lui donnant cette parcelle située au numéro 11 de l’avenue Duba au quartier 17 mai dans la commune de Kimbaseke », a déclaré maître Doris Elonge, avocat de la partie demanderesse Vuda Lukelo.
« C’est pour cela vous allez déclarer cette action recevable et fondée, vous allez interdire tous les troubles de jouissance que mon client est en train de subir aujourd’hui par nos accusateurs et vous allez confirmer cette donation », a-t-il ajouté.
En réaction, maître Lukas Lukaya, avocat de la partie défenderesse Dora Pasi Ambongo, a argué en ces termes : « le tribunal ne peut pas favoriser un mensonge, cette action doit être déclarée irrecevable et non fondée au motif que le testament oral n’a qu’une durée de 3 mois ».
« Aucune preuve n’a été apportée. Nous exigeons le déguerpissement de Vuda Lukelo. Vous allez déclarer recevable la demande reconventionnelle de ma cliente sur les propos téméraires et vexatoires et les dommages et intérêts de 50.000$ en réparation du préjudice subi », a-t-il enchainé.
Pour sa part, le magistrat du parquet donnant son avis s’est exprimé en ces mots : « nous ne savons pas nous situer sur cette donation, ils parlent de testament oral, difficile de connaître la date, les biens qui peuvent être cédés par un testament oral sont limitativement indiqués par la loi ».
« Un immeuble ne peut pas être cédé par un testament oral, il faut un écrit. Par ces motifs, qu’il plaise à votre Tribunal de déclarer cette action irrecevable et non fondée, en conséquence, vous allez mettre tous les frais de justice en charge de la partie demanderesse », a rencheri le ministère public.
Le Tribunal a décidé de prendre l’affaire en délibérée pour se prononcer dans le délai de la loi. ACP/C.L.

