Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).- La Commission nationale des droits humains (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC), est invitée à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, pour parler de « l’Héritage coloniale de la Belgique et la voie vers les réparations, 101 ans plus tard », selon une note consultée jeudi par l’ACP.
« M. Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC, est invité à la conférence internationale à Bakou, en Azerbaïdjan, pour exposer sur le thème: ‘’ l’Héritage colonial de la Belgique et la voie vers les réparations: 101 ans plus tard », a-t-on lu dans cette note d’un des services de cette institution congolaise des droits humains.
C’est dans ce cadre que le président de la CNDH-RDC a quitté Kinshasa, capitale de la RDC, depuis mercredi 19 août dernier, dans la soirée, pour Bakou.
Réparations pour la colonisation belge en RDC
La question des réparations pour la colonisation belge en RDC englobe des demandes de reconnaissance officielle, d’indemnisations financières et de restitution du patrimoine culturel. Malgré des débats parlementaires et des regrets exprimés par la royauté belge, un accord global sur des compensations financières directes est loin d’être signé sur le plan politique, a relevé ce service, ajoutant qu’ il y a cependant des avancées et de la reconnaissance symbolique, dans la mesure où le roi Philippe de la Belgique a exprimé ses « profonds regrets » pour les blessures et les actes de cruauté de la période coloniale, notamment sous Léopold II, sans toutefois présenter des excuses formelles engageant la culpabilité juridique de l’État.
Selon toujours cette note de l’un des services de la Commission nationale de droits humains, du côté parlementaire, une commission spéciale a été mise en place au Parlement belge pour examiner le passé colonial au Congo, au Rwanda et au Burundi, appuyée par un vaste rapport d’experts recommandant des mesures réparatrices.
Il s’est posé par ailleurs une difficulté en ce qui concerne l’indemnisation financière. Ainsi, les réclamations formulées par diverses figures politiques et associations congolaises en compensation de l’exploitation économique brutale et du pillage des ressources se heurtent aux réticences de nombreux élus belges, qui jugent le préjudice impossible à quantifier ou rejettent l’idée d’une indemnisation numéraire, a également rapporteécette note.
Pour ce qui est de la restitution culturelle, on assiste depuis un certain temps au retour en RDC des objets d’art, des artefacts rituels et des restes humains spoliés et conservés dans des musées belges qui constitue un volet concret et consensuel de la réparation mémorielle, a conclu la source. ACP/ Ka

