« La protection des droits de l’Homme est une exigence  juridique et morale » (CNDH-RDC)

Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- Les droits humains ont été présentés, mardi, comme « une exigence juridique et morale » par le président d’une institution, lors de son intervention à l’atelier sur la Journée internationale des droits de l’Homme, au Musée national de la République démocratique du Congo (MNRDC), à Kinshasa.

« Je conclus cette allocution en affirmant une certitude partagée : la protection des droits de l’Homme n’est pas uniquement une option politique, c’est une exigence juridique et morale », a déclaré Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC), à cet atelier initié par l’Organisation congolaise des écologistes et amis de la nature (Océan).

Il a aussi relevé que cette exigence est indispensable à la construction d’un État véritablement respectueux de la dignité humaine.

Auparavant, le président Paul Nsapu a fait savoir que son institution, la CNDH, est fidèle à son mandat constitutionnel et légal, réaffirmant ses quatre engagements actuels.

Il s’agit du renforcement des mécanismes nationaux de protection des défenseurs des droits humains (DDH) ; de la surveillance, la documentation et la dénonciation de toutes les violations commises à l’encontre des femmes afin d’en obtenir la sanction ; de la promotion de l’approche genre dans toutes les politiques et programmes nationaux des droits de l’homme, conformément à l’article 14 de la Constitution ; et de la facilitation de la création d’espaces sûrs de dialogue où les femmes défenseures des droits de l’homme peuvent partager leurs défis, leurs stratégies de résilience et leurs recommandations.

Appel à la reconnaissance du travail de la femme défenseure des droits humains

S’exprimant à la presse à l’issue de cette activité, Claude Kyanza, conseiller politique à l’ambassade des Pays-Bas en RDC, a invité le gouvernement congolais à accompagner et à reconnaître le travail de la femme défenseure des droits humains.

« L’appel, c’est simplement que les autorités puissent aider à la protection de ces femmes et à la promotion du travail qu’elles font. C’est pourquoi nous avons invité le président de la Commission nationale des droits de l’Homme pour nous dire ce que l’État peut faire en vue de protéger ces femmes, quels sont les mécanismes dans l’arsenal juridique congolais qui permettent de les protéger », a déclaré Claude Kyanza.

« Dans l’activité d’aujourd’hui, nous avons voulu mettre en exergue le rôle de la femme défenseure des droits humains, parce que son rôle n’est pas vraiment mis en valeur. Elle rencontre beaucoup de défis, dans la mesure où il est parfois difficile d’être acceptée en tant que défenseure des droits humains, alors qu’elle fait également le même travail que ses collègues hommes. Et donc, c’est pourquoi nous avons voulu mettre en lumière le travail que réalisent au quotidien les femmes défenseures des droits humains, et qui prennent beaucoup de risques », a-t-il expliqué.

ACP/C.L.

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