Kinshasa, 02 octobre 2026 (ACP).- La lutte contre l’impunité et les mécanismes de réparation en faveur des victimes en République démocratique du Congo ont été au centre des échanges, jeudi, entre le ministre d’Etat en charge de la Justice et une délégation de l’organisation Amnesty International, a appris l’ACP de source officielle.
« J’ai reçu ce jeudi une délégation d’Amnesty International conduite par Mme Flavia M. Mwangovya, Directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Est et australe », a déclaré Guillaume Ngefa.
Selon le Garde des Sceaux, les échanges ont porté sur la documentation des crimes graves commis dans l’Est de la RDC, la justice transitionnelle et les mécanismes de réparation en faveur des victimes.
Le ministre a salué, en outre, le travail de documentation réalisé par Amnesty International et réaffirmé la position du gouvernement, selon laquelle les auteurs de crimes graves doivent répondre de leurs actes, quels que soient leur nationalité ou leurs camps.
« Nul ne peut invoquer son engagement aux côtés des forces gouvernementales pour échapper à la justice. La responsabilité pénale est individuelle », a-t-il martelé.
Les deux parties ont également évoqué les dispositifs permettant d’améliorer l’accès des victimes à la justice, ainsi que la nécessité de préserver la mémoire des violations commises au cours des trois dernières décennies.
La délégation d’Amnesty International a présenté sa campagne internationale « 6 millions de voix pour la justice au Congo », lancée le même jour à Kinshasa avec des acteurs de la société civile. Cette initiative vise à mobiliser l’opinion publique en RDC et à l’international contre l’impunité et en faveur des victimes et survivants des conflits.
Pour le ministre Ngefa, la vérité, la justice et la mémoire sont essentielles pour reconstruire la confiance et consolider la paix après trois décennies de violences cycliques. ACP/YD

