Kinshasa, 13 septembre 2026 (ACP).-La Commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du (CNDH-RD) a appelé dimanche les organisateurs et participants à la manifestation annoncée pour le 15 septembre 2026 de préserver son caractère pacifique et à respecter les droits et libertés d’autrui, selon uncommuniqué.
« La CNDH appelle à l’exercice pacifique du droit de manifestation, au respect des droits des uns et des autres ainsi qu’à la responsabilité de tous à l’occasion de la manifestation annoncée pour le 15 septembre 2026 », a-t-on lu.
Le document de la CNDH-RD a indiqué, par la même occasion, que « la liberté de manifestation est un droit fondamental garanti par la Constitution », tout en soulignant que « son exercice doit se faire dans le respect de la loi, de l’ordre public et du caractère pacifique des rassemblements ».
L’institution d’appui à la démocratie a, en outre, mis en garde contre toute instrumentalisation de la violence, après avoir été alertée de l’existence, notamment sur les réseaux sociaux, d’appels faisant état du port d’armes blanches, dont des machettes.
« La CNDH a été alertée par diverses informations faisant état, notamment sur les réseaux sociaux, d’appels ou d’incitations à participer à la manifestation avec des armes blanches, notamment des machettes et autres. Sans préjuger de l’authenticité ou de l’origine de chacune de ces informations, la CNDH considère que de tels appels, s’ils étaient avérés, seraient incompatibles avec le caractère pacifique de la manifestation et constitueraient une source particulièrement grave de risques pour la sécurité des manifestants eux-mêmes, des forces de sécurité, des passants et des biens publics et privés », a martelé la source.
Dans le même élan, la CNDH a appelé les pouvoirs publics, notamment le ministère de l’Intérieur, le gouverneur de la ville deKinshasa et la Police nationale congolaise, à privilégier une approche préventive et proportionnée dans l’encadrement de la manifestation.
« Maintenir l’ordre ne signifie pas supprimer les libertés, mais créer les conditions permettant leur exercice pacifique dans le respect de la loi », a-t-elle souligné.
En outre, la CNDH a invité les autorités à prévenir les actes de provocation, d’infiltration et de violence, tout en veillant au respect des droits humains et des principes de nécessité et de proportionnalité dans l’usage de la force.
Elle a également demandé qu’après la manifestation, les éventuels incidents ne donnent pas lieu à des violences généralisées, des arrestations arbitraires ou des atteintes disproportionnées aux droits fondamentaux.
« Revendiquer pacifiquement est un droit ; préserver la paix et les droits d’autrui est un devoir », a rappelé la CNDH, qui a appelé toutes les parties prenantes au dialogue, à la retenue et à la responsabilité.
Enfin, la Commission a annoncé qu’elle continuera à suivre de près la situation avant, pendant et après la manifestation, afin de documenter d’éventuelles violations des droits humains.
Plusieurs responsables des partis politiques A.Ch, Ecidé, Ensemble, LGD et Envol, tous de l’opposition, ont appelé à des manifestations pour le mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa et en provinces. Les appels à la mobilisation circulent depuis plusieurs jours dans l’espace public et sur les réseaux sociaux.
ACP/AGH

