Kinshasa, 4 décembre 2025 (ACP).- Le magistrat du parquet a sollicité, jeudi, du tribunal pour enfants de Kinkole, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), une descente sur terrain dans l’affaire du meurtre d’un enfant survenu dans le fleuve Congo, lors d’une audience.
« Je sollicite de votre tribunal de commercer cette instruction à partir du lieu de crime », a déclaré le magistrat du parquet.
Le tribunal a ainsi décidé de faire une descente sur terrain et renvoyé la présente cause à deux semaines pour la poursuite de l’instruction.
Mais auparavant, Me Alpha Ndjudi, avocat de la partie victime Michel Okako, âgé de 14 ans (décédé), a soutenu, pour sa part, que son client avait trouvé la mort par le fait de l’enfant en conflit avec la loi.
« C’est par le fait que l’enfant en conflit avec la loi l’avait poussé avec force dans les eaux du fleuve. C’est ainsi que le défunt Michel Okako avait trouvé la mort, parce qu’il ne savait pas nager. Nous demandons au tribunal de retenir la qualification du parquet sur l’homicide commis avec préméditation qualifié de meurtre », a argumenté Me Alpha Ndjudi.
En réaction, Me Fiston Mungu, avocat de la partie enfant en conflit avec la loi Ngondo Gancy, âgé de 15 ans, a réagi disant que son client n’est pas l’auteur des faits.
« Il était intervenu pour les sauver, lorsqu’il les avait vu en train de se nouer », a-t-il dit.
« Ils ne se connaissent pas au départ, ils n’étaient pas en train de jouer, mon client sait nager, lorsqu’il avait vu deux garçons en train de nouer, il avait plongé pour le sauver. Il n’avait jamais commis un tel acte de faire nouer quelqu’un dans l’eau. Pourquoi on doit s’acharner sur quelqu’un qui voulait sauver les vies des autres », a-t-il soutenu.
Le défunt Michel Okako avait trouvé la mort par le fait d’avoir été poussé dans les eaux profondes du fleuve Congo par de Gancy Ngongo (présumé auteur de faits).
ACP/C.L.

