Procès 96 bandits urbains: Zéro mineurs parmi 15 prévenus soumis à l’examen médical 

Kinshasa, 17 février 2026 (ACP).- Zéro mineurs parmi les 15 des 96 présumés bandits urbains soumis à l’examen médical qui sont jugés pour terrorisme devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, siégeant à la maison communale Kintambo, au nord-ouest de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), selon le rapport du médecin légiste, rendu public mardi.

«Selon les résultats: il se dégage que les patients sont en bonne santé physique apparente; que 13 patients sont âgés de 18 au plus ans; que deux patients sont âgés de plus au moins 18 ans; zéro patient est âgé de moins de 18 ans», a déclaré le médecin légiste selon le rapport médical lu par le capitaine Guy Kwesh, le juge président de la composition. 

Saisi d’une requête fondée d’un seul moyen tiré de la minorité alléguée, le tribunal avait pris la requête en délibéré, et par un jugement motivé avant dire droit, il avait reçu la requête, l’a déclarée partiellement fondée et ordonné une expertise, requérant le médecin du centre hospitalier de la Police nationale congolaise à Kinshasa-Lingwala aux fins de prêter son ministère. Le tribunal avait donné mission de procéder à recevoir les 15 prévenus; de les examiner aux fins de déterminer l’âge approximatif de chacun d’eux; de faire rapport en tenant compte du bénéfice de l’urgence à accorder à la procédure et d’exécuter conformément à la loi. 

Dans son rapport daté du 14 février 2026, signés par les docteurs Crispin Kamanga, Florent Wetshokonda et François Ndangama de l’hôpital central de référence de la Police nationale congolaise indique avoir reçu quinze personnes de sexe masculin. L’examen, fondé sur l’anamnèse, le développement physique et psychique ainsi que sur des radiographies du bassin pour cinq d’entre elles, conclut que «13 patients sont âgés de 18 ans ou plus», que «deux patients sont âgés de plus ou moins 18 ans» et que «zéro patient est âgé de moins de 18 ans».

Réagissant, le magistrat militaire a recommandé au tribunal de considérer la majorité des toutes ces personnes. 

«Pendant la présentation, nous avons tous constaté que toutes ces personnes sont majeures. Le médecin lui-même a souligné que les patients à moins de 18 ans, zéro. Par conséquent, nous magistrat du parquet, considérons toutes ces personnes étant des majeures», a déclaré le sous-lieutenant Rosette Diakiese, magistrat militaire.

De son côté, la défense a relevé un doute concernant quelques prévenus, estimant que «le médecin dit qu’il est âgé de plus au moins 18 ans, c’est-à-dire qu’il peut nager entre 18 ans ou moins de 18 ans». C’est le cas du prévenu Bota Luka. 

Invoquant la loi portant protection de l’enfant, elle a plaidé que «en cas de doute sur l’âge, la présomption de la minorité prévaut». Elle a sollicité du tribunal de déclarer effectivement mineurs ces prévenus.

L’audience a été renvoyée au mercredi 18 février à l’heure du tribunal.

ACP/ODM

Fil d'actualités

Sur le même sujet