Kinshasa, 28 juillet 2025 (ACP).- La cause opposant le parquet général militaire au général major Smith Gihanga, accusé de détention illégale d’armes a été renvoyée au lundi 04 aout 2025, après recomposition des juges, lors de l’audience tenue lundi à Kinshasa, devant la Haute cour militaire de la République démocratique du Congo.
« Vous avez avec vous deux ordonnances du premier président de la Haute cour militaire, la première désignant le lieutenant général Ilunga Dikita comme président de la composition et la seconde, désignant le général Kasongo Kyolwele et six conseiller rapporteur », a déclaré le général-major magistrat Kasongo Kyolwele ancien président, désigné conseiller rapporteur, qui faisait la restitution à toutes les parties.
« Et donc conformément à la loi, je dois faire le résumé de la phase d’instruction déjà menée sur cette affaire à l’intention du nouveau président, nous allons ensuite suspendre pour quelques minutes afin de laisser la présidence au lieutenant général Dikita pour la poursuite », a-t-il ajouté
Le général Kasongo a, par la suite, poursuivi l’instruction, précisant que le fonds a déjà été entamé.
Pour la première infraction de détention illégale d’armes et munitions de guerre, le prévenu Smith Gihanga avait produit une feuille de route partant de l’axe Béni, Goma et Lubumbashi.
Il avait également argumenté que cette feuille de route a été rédigée par le général Peter Chirimwani, sur instruction du Chef d’Etat-major général de l’époque, le général d’armée Célestin Mbala Musense. Ce dernier l’avait cité à venir comparaître à sa décharge.
Mais, la Haute cour militaire, après avoir scruté ladite feuille de route, a fait constater que ladite mention ne figure pas, selon l’ancien président de la composition dans sa restitution.
Dans sa comparution au titre de renseignement par devant la Haute cour militaire, le général Mbala Musense avait déclaré n’avoir autorisé aucun transfert du Nord-Kivu vers l’ex province du Katanga au profit du prévenu.
Parlant de la prévention de violation des consignes, le général-major Kasongo a déclaré que le prévenu Smith Gihanga avait fait remarquer que, la loi ne pouvait pas rétroagir, car la consigne écrite est de 2022, alors que, les faits pour lesquels on lui reproche par le ministère public sont de 2020.
Notons que le prévenu général major Smith Gihanga Mutara a été renvoyé devant la Haute cour militaire le 10 avril 2024.
Après cette étape, la cause a été renvoyée contradictoirement au lundi 04 août 2025 pour la poursuite de l’instruction.
ACP/C.L.

