RDC : le  taux d’un magistrat pour 5000 habitants évoqué dans une réunion gouvernement-magistrature

Kinshasa, 28 juillet 2025 (ACP).- La question du taux d’un magistrat pour 5000 habitants a été évoquée lundi, lors d’une réunion entre le ministre ad intérim de la Justice, et les procureurs généraux près les Cours d’appel de Gombe et de Matete, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

« C’est une problématique dont je considère la solution comme étant urgente, parce que comme vous le savez, les normes internationales recommandent un ratio ou un taux d’occupation d’un magistrat pour 5000 habitants », a déclaré Samuel Mbemba, ministre intérimaire de la Justice.

« Or, dans la ville de Kinshasa, et ailleurs dans toutes les provinces de la République démocratique du Congo, nous sommes très loin du compte », a-t-il ajouté.

« Il faut que les magistrats déjà nommés et qui sont payés travaillent pleinement et que bientôt ceux de 2025 commencent aussi à travailler, pour que nous puissions approcher les normes internationales en terme de taux de couverture de la population par les magistrats », a rencheri Samuel Mbemba.

Il a précisé que cette descente de terrain s’est déroulée dans les deux grandes juridictions de la capitale.

« Tel est le sens de ma visite de ce jour au parquet près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, après avoir été au parquet près la cour d’appel de Kinshasa-Matete », a-t-il dit.

Ces magistrats avaient été nommés par ordonnance présidentielle en avril 2023, à la suite d’un concours organisé par le Conseil supérieur de la magistrature. Malgré leur nomination officielle et leur mise en solde dans certains cas, plusieurs d’entre eux n’avaient toujours pas été affectés à des juridictions ni installés dans leurs fonctions.

Cette situation a suscité une série de sit-in et de mouvements de protestation devant le ministère de la Justice, notamment entre la fin de 2023 et le début de 2024, le dernier en date remontant au 10 juillet 2025.

Les magistrats concernés réclamaient l’exécution complète de leurs actes de nomination, dénonçant un « chômage administratif » injustifié.


ACP/C.L.

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