Procès général Tshiwewe: la défense conteste l’accusation de détention d’armes par son client

Kinshasa, 09 septembre 2026 (ACP).- L’avocat d’un général d’armée a, dans sa contre-réplique au réquisitoire du parquet, contesté la détention d’armes reprochée à son client ainsi que la régularité de la perquisition effectuée à son domicile, lors de l’audience mardi à la Haute cour militaire à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC).

«C’est une aber ration de dire qu’on a découvert des armes dans le domicile de mon client. On ne nous a pas montré ici, à l’audience, les armes prétendument trouvées au domicile du général d’armée Christian Tshiwewe. Il n’existe aucun procès-verbal de saisie. Il y a absence de scellés. Vous allez dire nulle et inexistante cette accusation de la détention d’armes», a plaidé Me Parfait Kanyanga, avocat du général Tshiwewe.

Selon lui, la perquisition du domicile du prévenu, effectuée le 09 juillet 2025, serait antérieure au mandat de perquisition émis le 28 juillet 2025. Il a également relevé l’absence d’un procès-verbal de saisie, avant d’estimer que la justice ne pouvait fonder sa conviction sur des actes qu’elle qualifie d’irréguliers ou d’illégaux.

Me Kanyanga a, en outre, soutenu que les armes n’avaient jamais été présentées à la Haute cour militaire et qu’aucun élément ne permettait d’établir qu’elles avaient été retrouvées au domicile de son client. Cet avocat a également soulevé l’obscurité de la citation à prévenu, relevant que la décision de renvoi ne précisait pas suffisamment les faits reprochés à son client pour lui permettre de préparer sa défense.

La défense a sollicité également la main levée de la détention qui, selon elle n’obéit pas à l’article 148 du Code judiciaire militaire, qui dispose que les Officiers de Police Judiciaire ne peuvent pas détenir les militaires au-delà de 48 heures reconnues pour la garde à vue.

Puisque le prévenu général d’Armée Tshiwewe est détenteur des secrets de la défense de la République démocratique du Congo, son conseil a, enfin, sollicité soit sa mise en liberté provisoire soit la liberté contrôlée ou encore surveillée en sa résidence.

De son côté, Me Étienne Lombe la, avocat du général Nyembo, a aussi contesté la régularité de la procédure suivie par le magistrat du parquet estimant, notamment que certaines dispositions légales et constitutionnelles n’avaient pas été respectées. Il a sollicité la nullité des procès-verbaux concernés.

Dans sa réplique, le parquet général a indiqué que la défense était « incapable de rencontrer » ses arguments.

La Haute cour militaire a renvoyé la cause au 15 septembre 2026 pour les répliques des avocats des autres prévenus.

Le général d’armée Tshiwewe, ancien Chef d’Etat-major général des FARDC, est poursuivi avec neuf autres prévenus notamment pour complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes et désertion à l’étranger.

ACP/

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