Procès Joseph Kabila: le verdict attendu le 29 septembre prochain

Kinshasa, 19 septembre 2025 (ACP).- Le verdict du procès de l’ancien président Joseph Kabila, jugé pour participation à un mouvement insurrectionnel, a été fixé au 29 septembre prochain, lors d’une audience vendredi à la Haute cour militaire à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

«La haute cour s’estime suffisamment éclairée, et déclare le débat clos, prend l’affaire en délibéré et va se prononcer dans le délai prévu par la loi, soit dans 10 jours», a déclaré le Lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo Katalay Tiende, premier président de la Haute cour militaire.

Pour sa part, le magistrat du parquet général militaire, a réitéré son réquisitoire sollicitant la condamnation de l’ex-président Joseph Kabila à la peine de mort.

«Nous réitérons, M. le président, notre réquisitoire et vous demandons d’en tenir compte lors du délibéré », a dit le général de brigade magistrat Kiamandja.

De leur côté, les parties civiles de la RDC; les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et une Ong défendant les intérêts des victimes, ont également réitéré leur plaidoirie qui a reconduit les infractions de trahison et de l’espionnage.

«Pour la gravité des faits commis par le prévenu Joseph Kabila, il importe que la haute cour au-delà de requalifier l’infraction de trahison et de l’espionnage, de réévaluer les dommages et intérêts à la hauteur de 31.000.000 de dollars américains», a ajouté Me Jean-Marie Kabengela Ilunga.

Concernant la récusation de la nationalité congolaise dans le chef du prévenu Kabila, il a indiqué qu’ils se sont référés aux déclarations de plusieurs personnes et personnalités citant notamment; le Pr Ngoy Mukena, Moïse Katumbi, Willy Mishiki, Vital Kamerhe, Honoré Ngwanda et Jean-Pierre Bemba dans une déclaration faite à la Radio Top Congo FM et partagée par Pepele New en juin 2025, ainsi qu’un écrivain international Va Lengi Ngemi, avant de renseigner à la Haute cour militaire «qu’il n’y a pas à douter que Kabila est Rwandais, et était venu à la RDC comme étant un espion».

La mise en accusation de l’ex-Président résulte du fait qu’alors que le pays fait face à une agression de la part du Rwanda, à travers la coalition AFC-M23, dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, celui-ci avait décidé délibérément de rentrer au pays, de la Namibie où il s’était exilé, à partir de Goma. ACP/ODM

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