Violences sexuelles dans une commune de Kinshasa: 10.000$ réclamés comme réparation

Kinshasa, 19 septembre 2025 (ACP).- Une somme de dix mille dollars américains (10 000 USD) a été réclamée comme réparation par la partie victime dans un procès de violence sexuelle commise à Kimbaseke, commune de l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une audience vendredi au tribunal pour enfant de Kinkole.

«Nous la partie victime, réclamons une réparation de 10.000$ pour le préjudice subi par le fait de violence sexuelle subi par notre cliente», a déclaré Me Jean Lodi, avocat de la partie victime Makanisi Plamedie, âgée de 15 ans.

De son côté, Me Jérôme Loka, avocat de Dawula Ramazani, 15 ans, enfant en conflit avec la loi, a déclaré que son client n’est pas l’auteur du fait, soulignant que les dommage et intérêts ne pouvaient pas avoir lieu.

«Votre tribunal, les faits sont flous tel que racontés par la prétendue victime. L’interprétation erronée de la loi par ses avocats, la non pertinence de la preuve de l’examen médical qui n’avait rien décrit. Ils n’ont pas su asseoir les faits au pénal, au civil, nous ne pouvons pas accepter une quelconque réparation. Vous allez, tout simplement, rejeter cette demande à cause des observations que nous venions de vous fournir», a-t-il martelé.

Pour le magistrat du parquet, l’enfant en conflit avec la loi était passé aux aveux. «Les faits sont établis, l’enfant en conflit avec la loi était passé aux aveux lorsqu’il avait dit qu’ils étaient seulement entrés dans la maison pour causer. La victime, à son tour, avait dit qu’ils étaient entrés dans la maison pour passer le rapport sexuel. Votre tribunal va condamner le civilement responsable aux dommage-intérêt, non pas 10.000$ comme la partie victime l’aurait dit mais, plutôt 5.000$ montant à payer à la partie lésée», a-t-il dit.

Le tribunal a clôturé avec les débats au civil. Il va se prononcer dans le délai de la loi. Cette violence sexuelle a été commise dans la commune Kimbaseke en date de 10 mai 2025. L’enfant en conflit avec la loi n’a pas reconnu avoir violé la victime, même si la victime Makanisi Plamedie a affirmé avoir été victime du viol. ACP/ODM

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