RDC-France : la diaspora congolaise victime d’atrocités saisit la Commission nationale des droits humains

Kinshasa, 3 novembre 2026 (ACP).- La diaspora de la République démocratique du Congo (RDC) vivant en France a saisi, mardi, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les atrocités dont elle est victime dans ce pays européen, lors d’une audience à Kinshasa.

«Nous sommes venus dénoncer les atrocités à caractère raciste qui endeuillent notre communauté», a déclaré Papy Tshamala, président de la diaspora congolaise de France.Il a relevé qu’en l’espace de quatre jours, trois Congolais ont été tués en France.

Il a cité l’assassinat et l’attentat contre deux Congolais à Trappes et à Saint-Gaudens, vers Toulouse, respectivement les 23 et 25 octobre 2026, ainsi que celui d’un autre tué le 27 octobre dernier, alors qu’il était en garde à vue à Saint-Orens, dans la région parisienne.

Pour lui, la diaspora congolaise vivant en France ne pouvait rester indifférente face cette situation.

C’est ainsi qu’elle a saisi certaines institutions du pays, notamment le Président de la République et la CNDH-RDC.

«La CNDH-RDC, à travers son président Paul Nsapu, nous a bien reçus et a promis de soutenir notre combat. Le président Nsapu a surtout promis de s’investir pour que les enquêtes soient déployées partout en France, et que la vérité soit aussi établie», a expliqué ce membre de la diaspora congolaise de France.

Il a fait savoir que sa diaspora défend la cause des Congolais en France, ainsi que ceux qui vivent dans d’autres pays d’Europe et à travers le monde.

Il a, à cet effet, déploré qu’une Congolaise ait été dépecée en Inde, une situation qui est restée sans suite jusqu’à ce jour, sans oublier un boxeur congolais récemment tué en Afrique du Sud.

Enfin, il a déploré que les communautés congolaises soient victimes d’actes de racisme et de xénophobie, tout en invitant l’État à se lever pour défendre les diasporas congolaises à travers le monde. ACP/Kaz

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