Kinshasa, 14 août 2025(ACP).- La procédure d’exhumation d’un cadavre pour recueillir les preuves en cas d’une mort suspecte en droit congolais, a été expliquée par un expert, lors d’un entretien jeudi, avec l’ACP à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
« En cas d’investigation criminelle, l’exhumation peut être une étape nécessaire pour recueillir les preuves médico-légales« , a déclaré Me Clément Ngonde, expert médico- légal agréé près le tribunal de grande instance de la Gombe.
Il a indiqué que l’exhumation consiste à retirer le corps d’une tombe selon de procédures strictes assortie des autorisations nécessaires, ajoutant que les experts médico-légaux examinent le corps exhumé dans le but de déterminer les causes et les circonstances du décès, identifient de blessures selon le cas, les traces de violence, avant d’estimer l’intervalle Post mortem (le temps écoulé depuis le décès).
Pour Me Ngonde, l’exhumation permet également de recueillir des preuves matérielles importantes pour une enquête criminelle, affirmant qu’en cas d’empoisonnement, l’exhumation est nécessaire pour analyser les tissus et fluides corporels pour déterminer la présence de substances toxiques.
Me Clément Ngonde a par ailleurs énuméré quelques expertises qui peuvent être réalisées lors d’une exhumation à savoir l’entomologie Médico-légal (qui est une science qui étudié les insectes présents sur le corps, qui peut aider à déterminer le moment du décès) du fait que nous sommes colonisés par 8 vagues de mouches ou 8 Scoades, dès l’instant de la mort jusqu’au stade squelettique, car on devient squelette entre deux à trois ans.
A cette science, s’ajoute l’entomotoxicologie qui permet d’utiliser les insectes trouvés tout autour du cadavre pour une toxicologie.
Il a conclu que l’exhumation est un outil essentiel dans les enquêtes criminelles permettant aux experts médico-légaux de recueillir des informations cruciales pour déterminer les circonstances d’un décès suspect et identifier les auteurs le cas échéant. ACP/C.L.

