RDC : le cadre juridique international relatif au crime d’agression analysé dans un travail scientifique 

Kenge, 10 janvier 2026 (ACP).- Le cadre juridique international relatif au crime d’agression, particulièrement celui commis en République démocratique du Congo a fait l’objet vendredi d’une analyse lors d’une soutenance d’un travail scientifique, à Kenge dans la province du Kwango, sud-ouest de la République démocratique du Congo.

« Mon mémoire sur la compétence de la Cour pénale internationale dans la répression du crime d’agression, avec une attention particulière accordée à la situation de la République démocratique du Congo, dans un contexte international marqué  par la persistance des conflits armés, les atteintes à la souveraineté des Etats et la nécessité de lutter contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale, mérite aussi une attention particulière quant à son intérêt. Il vise à analyser le cadre juridique international relatif au crime d’agression », a fait savoir l’étudiant Eugène Kwambamba.

Dans son mémoire, il a faits avoir que ses analyses ont plané sur la responsabilité internationale du Rwanda indiquant que cette responsabilité s’est démarquée sur la violation du chapitre 7 de la charte des Nations Unies et de la responsabilité internationale du Rwanda devant la Cour internationale de justice.

« En effet, la République démocratique du Congo, pays qui, depuis plusieurs décennies, est le théâtre des conflits ayant causé des pertes humaines considérables, des déplacements massifs des populations et de graves violations du droit international », a-t-il souligné.

En outre, il a abordé les fondements et les conséquences juridiques de l’agression de la RDC par le Rwanda et ses alliés, lesquels fondements et ces conséquences ont été repris dans différents rapports des Nations Unies et des ONG, notamment les rapports Mapping du Haut commissariat au droit de l’homme 2010.

Selon le récipiendaire, il était question pour lui d’identifier les autorités politiques et militaires, auteurs du crime d’agression, aussi établir le lien de leur responsabilité pénale individuelle devant la CPI.

« La compétence de la CPI en matière de crime d’agression existe juridiquement, mais reste difficile à l’exercice quant à la pratique, particulièrement dans le contexte complexe comme celui de la République démocratique du Congo », a fait savoir Eugène Kwambamba.

Ce travail est subdivisé en deux chapitres, à savoir, le crime d’agression dans le statut de Rome et la répression du crime d’agression perpétré en RDC devant la Cour pénale Internationale (CPI).

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet