Kinshasa, 3 septembre 2025 (ACP).- Le Code de la famille de la République démocratique du Congo a fixé le remariage des femmes divorcées ou veuves à un délai de 300 jours après la dissolution du premier, a expliqué mercredi un avocat, lors d’un entretien avec l’ACP.
« La femme ne peut se marier qu’après expiration d’un délai de trois cents jours à compter de la dissolution ou de l’annulation du précédent mariage, poursuivant que ce délai prend fin en cas d’accouchement », a dit Kibwe Belasamon, avocat au barreau de Kinshasa-Matete, se basant sur l’article 355 du Code de la famille congolais.
Il a relevé que le délai de viduité est méconnu par beaucoup, avant d’expliquer qu’il s’agit d’un délai prévu en droit congolais durant lequel une femme ne peut pas contracter un nouveau mariage, après le décès de son époux ou après le divorce.
« Le but de ce délai est d’éviter toute confusion de filiation paternelle concernant un éventuel enfant conçu durant cette période », a-t-il ajouté.
Il a, par ailleurs, dit que le président du tribunal de paix dans le ressort duquel le mariage doit être célébré, peut, par ordonnance rendue sur requête de la femme, fixer un délai moindre, lorsque celle-ci prouve que son ancien mari se trouvait de manière continue dans l’impossibilité de cohabiter avec elle.
Il a renchéri que ce délai peut être également supprimé si cette impossibilité de cohabiter a duré au moins cent jours ou si la femme fait établir médicalement qu’elle n’est pas enceinte.
Me Kibwe a, par ailleurs, appelé les femmes voulant s’engager à un nouveau mariage à respecter le délai de viduité.
« Que les femmes qui veulent contracter un autre mariage tiennent compte du délai de viduité ou qu’elle respecte d’autres conditions y relatives avant un quelconque engagement », a-t-il martelé.
Il a aussi précisé que « c’est quasi important d’aborder ce sujet, puisque nombreux ne connaissent pas les exigences se rapportant à cette matière ».
Il a enfin précisé que ce délai ne concerne pas les hommes. ACP/UKB

