RDC : les tests ADN, un outil fondamental dans les enquêtes criminelles

Kinshasa, 04 septembre 2025 (ACP).-  Les tests ADN  constituent  un outil fondamental dans les enquêtes criminelles  et les procédures civiles du fait de leur fiabilité scientifique, a affirmé, un expert médico-légal, lors d’une entrevue jeudi avec l’ACP, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« Aujourd’hui, les tests ADN constituent un outil fondamental dans les enquêtes criminelles et les procédures civiles. Leur fiabilité scientifique, associée à leur capacité à identifier un individu avec une probabilité proche de la certitude absolue, en fait des éléments de preuve prisés par les magistrats », a révélé Me Clément Ngonde, expert médico-légal agréé près le tribunal de grande instance de la Gombe.

Il a indiqué que l’ADN, qui signifie acide désoxyribonucléique, est la molécule qui contient le code génétique d’un individu, c’est-à-dire toutes les informations nécessaires à la fabrication et au développement d’un être vivant, ajoutant que la découverte de l’empreinte génétique dans les années 1980 a transformé le domaine judiciaire, offrant une méthode d’identification sans précédent. Il a ajouté que néanmoins, il peut arriver qu’un test ADN soit envisagé après les obsèques d’une personne.

Dans ce cas, a-t-il dit, des échantillons d’ADN peuvent aussi être collectés sous certaines conditions.

Selon lui, les preuves ADN sont aujourd’hui des moyens de preuve et d’investigation quasi incontournables. Une preuve à chercher dès le stade de l’enquête, voire de l’instruction, pour laquelle la valeur probante sera tout de même discutée pendant le procès pénal  d’ autant plus que chacun de nous possède un ADN unique.

L’expert médico-légal a soutenu qu’il existe deux sortes d’ADN ; l’ADN mitochondrial se trouve dans les mitochondries, tandis que l’ADN nucléaire se trouve dans le noyau cellulaire, renseignant que le premier est hérité uniquement de la mère, tandis que  le deuxième est hérité des deux parents.

Par conséquent si nous voulons confirmer la paternité, on doit recourir à l’ADN nucléaire, par contre pour la maternité on aura besoin que de l’ADN mitochondrial, a conclu Me Clément Ngonde.

 ACP/JF

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