Kinshasa, 23 avril 2026 (ACP)– Le vagabondage de jeunes est sanctionné par le code pénal en République démocratique du Congo (RDC) a relevé jeudi, un avocat, lors d’un entretien avec l’ACP à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« Quoi que méconnue du grand public le vagabondage est une infraction prévue et punie par le code pénal », a déclaré Me Elie Panzu, avocat au barreau du Kwilu.
Pour lui, est qualifié de vagabond, tout jeune désœuvré (sans travail), celui qui fait l’école buissonnière, vend ou exerce des petits riens aux ressources dérisoires et incertaines, vit sans soutien et surveillance efficaces, viole le règlement sur la circulation nocturne des jeunes, pratique des fugues.
Il a également ajouté que le vagabond est celui qui tire ses ressources de la débauche ou des métiers prohibés de manière générale ou de façon particulière vu son âge.
Me Panzu a soutenu que de nos jours, le vagabondage des jeunes est trop répandu sous l’œil impuissant des autorités judiciaires, rappelant que cette législation est en contradiction avec la loi du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant qui institue un régime de protection de l’enfant en situation difficile telle que défini à son article 2 point 4.
« Pour autant qu’il soit prouvé que l’enfant ne jouit pas de ses droits fondamentaux et n’a pas accès aux services sociaux de base tels que la santé, le logement, l’alimentation et l’éducation, on ne retiendra pas à sa charge l’infraction de vagabondage », a-t-il relevé.
Seul le vagabondage de jeune qui n’est pas en situation difficile sera punissable devant le juge pour enfant (enfant en conflit avec la loi) et les peines pénales prévues par l’article 5 du Code pénal congolais livre 1er ne seront pas appliquées, seules les mesures provisoires ou définitives seront prises en son encontre conformément à la loi.
Cependant, la répression sera totale pour les majeurs devant la justice sur base du décret du Roi souverain du 23 mai 1896 sur le vagabondage et la mendicité ainsi que par l’arrêté du 5 mai 1896 sur le vagabondage et la mendicité, a conclu Me Panzu. ACP/C.L.

