Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- Les structures de l’Etat et les institutions des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC) ont été appelées à la complémentarité pour la promotion entre autres; de la lutte contre les violences, le traitement des plaintes, la prévention des conflits, à l’ouverture vendredi à Kinshasa de l’atelier de la redynamisation des Divisions provinciales des droits humains.
« Je voudrais donc lancer, à partir de cette rencontre, un appel solennel à tous les responsables provinciaux. Il ne doit pas y avoir de compétition entre les structures de l’Etat et les institutions qui œuvrent à la protection des droits humains. Il doit y avoir complémentarité, coordination, respect mutuel et collaboration », a déclaré Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC), dans son mot de circonstance.
Il a cependant insisté sur la qualité des relations entre les Divisions provinciales des Droits humains et les représentations provinciales de la CNDH, avant d’encourager chacun à connaître et respecter le mandat de l’autre, même si toutes les deux interviennent dans le même domaine.
« Cette proximité est une richesse. Elle ne doit pas devenir une source de confusion. Elle ne doit surtout pas être à l’origine de chevauchements de compétences, de rivalités institutionnelles ou de conflits de positionnement. Nous devons faire de cette proximité une force », a-t-il martelé.
M. Nsapu, a précisé que la CNDH est une institution indépendante d’appui à la démocratie, alors que les Divisions provinciales des Droits humains sont les services déconcentrés du ministère des Droits humains.
Il a indiqué, à cet effet, que ces deux structures ont des mandats différents, des responsabilités différentes et des positionnements institutionnels différents, tout en insistant sur la nécessité pour ces deux structures de construire «une véritable coopération institutionnelle».
« La CNDH ne doit pas se substituer au ministère des Droits humains. De la même manière, les services du ministère ne doivent pas se substituer à la CNDH dans l’exercice de son mandat indépendant. Chacun doit jouer pleinement son rôle. Et chacun doit reconnaître la valeur ajoutée de l’autre », a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs reconnu que les Divisions provinciales des Droits humains occupent une position stratégique, surtout qu’elles sont sur le terrain, au contact direct des réalités vécues par les Congolais. Il a rappelé que ces divisions sont appelées à promouvoir la culture des droits humains, à contribuer au monitoring des violations, à sensibiliser les populations, à accompagner les autorités publiques, à traiter les plaintes, à contribuer à la prévention des conflits, au plaidoyer et au rapportage sur la situation des droits humains.
Le président de la CNDH-RDC a soutenu, en outre, que la crédibilité de la politique nationale des droits humains se mesure aussi sur ce qui se passe dans les provinces. Il a ainsi souligné la nécessité de renforcement des Divisions provinciales des droits humains pour leur efficacité sur le terrain.
Le président Nsapu a, enfin, salué l’initiative du ministère des Droits humains d’organiser cette rencontre réunissant les responsables des services déconcentrés de ce ministère venus des vingt-six provinces du pays.
Les travaux d’imprégnation à l’attention des chefs des Divisions provinciales des Droits humains ont été lancés par Samuel Mbemba, ministre de tutelle, qui a exprimé sa volonté de poursuivre avec le renforcement des capacités des agents et cadres de son secteur.
ACP/ K

