Kinshasa, 24 janvier 2026 (ACP).- L’Association africaine des droits de l’Homme (Asadho) a réclamé, samedi, des poursuites contre les Rwandais, les chefs et les éléments militaires du Mouvement du 23 mars (M23) pour violations des droits humains et pillages en République démocratique du Congo (RDC), selon un compte X consulté par l’ACP.
« Les Rwandais, chefs et éléments militaires du M23 doivent être poursuivis pour violations des droits humains et pillage au Congo », a écrit Me Jean-Claude Katende, président de l’Asadho, sur son compte X.« Maintenant que le Rwandais reconnait soutenir le M23, pensez-vous qu’il n’y a de Rwandais dans ce groupe rebelle ? », s’est-il interrogé, invitant la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco) à y répondre.
Le président de cette association des droits de l’Homme, considérée comme l’une des anciennes organisations de promotion et de défense des droits humains, a conclu que le M23 a exécuté l’agenda du Rwanda qui a investi des moyens militaires et humains dans l’occupation de certains territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.
L’ambassadrice du Rwanda à Washington a évoqué, le 22 janvier dernier, les liens qui unissent son pays, le Rwanda à la rébellion du M23 devant la Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique.
« Le Rwanda fait de la coordination sécuritaire avec l’AFC-M23 », a déclaré Mathilde Mukantabana, ambassadrice du Rwanda aux Usa. C’était lors d’une réunion du sous-comité Afrique de la Commission des Affaires étrangère de la Chambre des représentants de ce pays, qui est la première puissance mondiale, devenu un partenaire stratégique de la RDC. Cette reconnaissance a été jugée inédite, selon plusieurs spécialistes, qui peut changer les données au niveau international, où le Président Kagame et son armée ne cessent d’être indexés comme responsables de milliers des massacres des Congolais et des pillages des ressources naturelles.ACP/UKB

