Kinshasa, 20 mai 2026 (ACP).- Un arrêté ministériel portant commission d’affectation collective a été attaqué devant le Conseil d’Etat de la République démocratique du Congo parun directeur provincial de l’Inspection générale du travail, qu’il juge «rétrogradant», au cours d’une audience mercredi devant cette cour à Kinshasa, capitale du pays.
« Le ministre a violé les droits fondamentaux de mon client en lui accordant un traitement cruel et dégradant par la mise en place collective. Mon client a été rétrogradé à la fonction de chef d’antenne », a dit l’avocat du recquerant Kisala, directeur provincial de l’Inspection générale du travail dans la province du Lualaba (est de la RDC).
Il a fait savoir que son client a construit sa carrière dans la Fonction publique depuis 2003, jusqu’à ce qu’il atteint le grade de directeur précisant qu’il a exercé, depuis un certain temps, le rôle de directeur provincial de l’inspection générale du travail dans la province du Lualaba.
Il a également précisé que son client est « la seule personne à avoir connu une rétrogradation via cet arrêté sans même être écouté:
« Dans la mise en place collective, il y’a sept autres personnes mais il n’y a personne qui n’a été rétrogradé. Ceci est une forme de discrimination qui d’après nous, est une sanction due à son refus d’adhérer au parti politique du ministre » a-t-il déclaré en outre.
Il a ainsi demandé au Conseil d’Etat de déclarer la requête recevable et fondée et de remettre le visé dans ses fonctions.
Pour la défense, « cette requête viole les dispositions de l’article 135 l, (..) qui veut que toutes les requêtes soient introduites dans le seul intérêt du réacquérant », indiquant que le présent cas, demande la suspension de cet arrêté de manière globale.
« Alors que cet arrêté concerne aussi 13 autres personnes, Il devait alors demander la suspension qu’à son égard. En conclusion, votre Conseil déclarera la requête irrecevable et à défaut non fondé » ont développé les avocats du ministre du travail
Après avoir écouté toutes les parties, le Conseiller Rene Sibu a clos les débats promettant de rendre sa décision dans le délai de la loi.
ACP/C.L.

