Un des prévenus
Kinshasa, 12 août 2026 (ACP).- Une audience foraine pour apporter la lumière sur l’agression des « bâtisseurs » (ex bandits urbains) du Service national s’est ouverte mercredi, à l’état-major du regroupement communal de Tshangu, à Ndjili, une commune de l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué.
« Dans le cadre de la mission du Service national ‘’Fini la récréation’’, le moment de rebâtir le pays est arrivé. C’est dans cet esprit que la commune de Ndjili, au niveau de l’état-major du regroupement communal de Tshangu, accueille une audience foraine conduite par les chefs de l’auditorat militaire », a-t-on lu dans le communiqué de la Task force présidentielle de salubrité de Kinshasa.
D’après la source, cette audience vise à faire « toute la lumière sur l’agression dont les bâtisseurs ont été victimes en plein accomplissement de leur travail de terrain, dans le cadre de la mission que le président de la République leur a confiée.
« Au cours de cet incident, plusieurs bâtisseurs auraient été pris à partie et certains d’entre eux auraient subi des blessures. Face à la gravité des faits, la justice militaire a décidé de se saisir du dossier afin d’entendre les différentes parties, d’établir les responsabilités et de rendre une décision conformément à la loi », a ajouté la source.
Selon le texte, la composition de l’audience est constituée et les deux parties sont présentes afin de présenter leurs versions des faits et de permettre à la justice de statuer en toute impartialité.
« Cette démarche traduit également la volonté de faire respecter l’ordre, la discipline et l’autorité de la loi sur le terrain », a poursuivi le texte.
Le même communiqué précise que les bâtisseurs accomplissent une mission d’assainissement de Kinshasa et de restauration de la discipline dans les espaces publics, dans le cadre des orientations données par le président de la République.
« La justice devra donc établir les faits avec rigueur. Si des responsabilités sont retenues à l’issue de la procédure, les personnes reconnues coupables devront répondre de leurs actes conformément aux dispositions légales. Une telle décision pourrait également servir de rappel à tous ceux qui chercheraient à entraver, par la violence ou l’intoxication de la jeunesse, les opérations menées sur le terrain », a conclu le texte.
ACP/Bib

