Tshopo : un avocat sollicite un référendum national pour transférer la capitale Kinshasa vers Kisangani

Kisangani, 9 décembre 2025 (ACP).-Un avocat du barreau de la Tshopo au nord-est de la République Démocratique du Congo a demandé lundi au Président Félix Tshisekedi d’engager un référendum national afin de décider du transfert de la capitale Kinshasa vers Kisangani, dans un mémorandum consulté par l’ACP.

« Par la présente, j’ai l’honneur de vous soumettre avec tout le respect dû à votre haute fonction, une proposition d’intérêt national portant sur la nécessité d’organiser un référendum constitutionnel afin de transférer la capitale de la République Démocratique du Congo de Kinshasa vers la Ville de Kisangani. Cette proposition repose sur des considérations constitutionnelles, politiques, juridiques et stratégiques que je me permets d’exposer », a déclaré Me Lumpempe Kangamina, avocat au barreau de la Tshopo, dans sa lettre adressée au Chef de l’État.

L’avocat appuie ensuite son argumentaire sur la flexibilité constitutionnelle concernant la localisation de la capitale, soulignant que l’évolution de l’État impose parfois des réaménagements stratégiques, avant d’évoquer également la nécessité d’une répartition équitable du développement national, estimant qu’une capitale concentrée à Kinshasa entretient des inégalités structurelles.

« La localisation de la capitale n’est pas figée : elle peut évoluer pour répondre aux exigences de bonne gouvernance, de sécurité et d’efficacité administrative. Le maintien exclusif de la capitale à Kinshasa accentue les déséquilibres et s’oppose à l’esprit de la Constitution relative à l’équité territoriale », affirme Me Lumpempe Kangamina.

L’avocat Dominique présente enfin Kisangani comme option stratégique, mettant en avant sa position géographique, sa résilience environnementale et ses infrastructures existantes. Il invoque directement les articles constitutionnels pour justifier la possibilité légale de transférer la capitale. « Kisangani, carrefour fluvial, routier et aérien placé au centre du territoire, offre stabilité environnementale, vastes espaces d’aménagement et infrastructures favorables à l’installation d’un nouveau pôle institutionnel. Les dispositions des articles 58 et 59 de la Constitution imposent à l’État le devoir de redistribuer équitablement les richesses nationales et de garantir le droit au développement à toutes les provinces. Le maintien exclusif de la capitale à Kinshasa accentue les déséquilibres et s’oppose à la Constitution », souligne Me Dominique Kangamina.

Il appelle le Président de la République à recourir au référendum national pour garantir, selon lui, la légitimité démocratique de cette décision historique engageant l’avenir de la République.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet