Agriculture : le rôle de la FAO présenté au Festival des langues à Kinshasa

Kinshasa, 23 juillet 2026 (ACP).- Le rôle de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a été présenté jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par un représentant de cette structure intervenant lors de la deuxième journée du Festival des langues maternelles et de la diplomatie agricole.

« Le rôle principal de la FAO consiste à conseiller les autorités dans les domaines de l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’environnement et du développement rural, tout en apportant un appui financier à certains programmes grâce aux interventions de l’organisation », a déclaré Paul Sabu, agent de la FAO.

Il a expliqué que les principales filières agricoles en RDC sont regroupées en deux catégories, à savoir: les cultures vivrières, notamment le manioc, maïs et riz, destinées à la sécurité alimentaire, ainsi que les cultures de rente ou pérennes, telles que le café, cacao et palmier à huile, orientées vers la transformation industrielle et l’exportation.

« Les notions de filière et de chaîne de valeur désignent l’ensemble des étapes allant de la production à la consommation, avec l’implication de nombreux acteurs », a ajouté M. Sabu.

Selon lui, la FAO travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture de la RDC, à travers un cadre stratégique quinquennal, réajusté chaque année en fonction des priorités du gouvernement.

Il a également relevé que les principaux défis du secteur agricole concernent notamment l’accès aux semences de qualité, la disponibilité des intrants, l’adaptation des variétés aux différents types de sols ainsi que le déficit d’infrastructures, en particulier les routes de desserte agricole.

« Les filières animales et halieutiques restent, quant à elles, insuffisamment développées en raison notamment des contraintes sécuritaires », a affirmé Paul Sabu.

Par ailleurs, il a indiqué que la FAO travaille avec le Gouvernement congolais et les partenaires techniques et financiers pour assurer le suivi de l’évolution de la sécurité alimentaire à travers le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un outil permettant d’identifier les zones les plus vulnérables et de mobiliser les ressources nécessaires afin de renforcer la production agricole et d’améliorer la sécurité alimentaire à l’échelle nationale.

ACP/NJ

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