Commerce du thé : la filière présentée comme un levier de croissance et d’emplois

Kinshasa, 23 mai 2026 (ACP).- La filière du commerce du thé a été présentée samedi, comme un levier de croissance et d’emplois en République démocratique du Congo (RDC), par le président de l’Ordre national des ingénieurs agronomes du Congo (Oniac), en marge de la Journée internationale du thé célébrée le 21 mai de chaque année.

« L’initiative de la célébration de la journée internationale du thé vise à garantir la pérennité de la culture et de la production afin de favoriser la croissance, l’inclusion et le soutien aux petits producteurs. C’est ce qui fera véritablement de la filière du commerce du thé un levier de croissance et d’emplois », a déclaré M. Isak Isumo, président de l’Oniac.

Selon lui, le thé occupe une place importante dans les habitudes alimentaires des Congolais.

« Le thé dans nos habitudes alimentaires, est considéré comme une boisson qui occupe une place de choix, surtout au déjeuner », a-t-il expliqué, rappelant que cette culture avait été introduite en RDC à l’époque coloniale, vers les années 1947-1950.

La RDC dispose des potentialités pour la culture du thé


Le président de l’Oniac a affirmé que la RDC dispose d’importantes potentialités agro écologiques favorables au développement de la culture du thé.

« Le Congo est d’abord un scandale agricole avant d’être un scandale géologique. Avec nos potentialités agro écologiques, nous avons la possibilité de produire la majorité des cultures, notamment le thé », a-t-il soutenu.

Il a précisé que les zones montagneuses de l’Est du pays, notamment le Nord-Kivu, l’Ituri, Béni et Lubero, offrent des conditions climatiques favorables à cette culture grâce aux basses températures d’altitude et à une forte pluviométrie.

Abordant la question de l’insécurité dans l’Est de la RDC, M. Isumo a reconnu son impact négatif sur la production agricole.

« Lorsqu’il y a insécurité, les populations fuient leurs villages alors que l’agriculture exige une certaine stabilité. Cela affecte directement la production », a-t-il déploré, tout en saluant la résilience des producteurs des zones de Béni et Lubero, dans l’Est de la RDC, qui continuent à exploiter les plantations du thé malgré le contexte sécuritaire.


  Les défis

Par ailleurs, il a évoqué plusieurs défis auxquels fait face la filière du thé en RDC, notamment le vieillissement des plantations, la dégradation des infrastructures routières, l’état des usines de transformation ainsi que le retard technologique dans la production agricole.

« Nous devons également développer des variétés plus performantes afin de devenir compétitifs sur les marchés internationaux », a-t-il recommandé.

Concernant l’impact socio-économique de cette filière, le président de l’Oniac a estimé que le développement du secteur du thé pourrait contribuer à la création d’emplois pour les jeunes et à la promotion de l’entrepreneuriat agricole.

« La population congolaise est majoritairement jeune. Toute activité agricole ou industrielle profite d’abord à cette jeunesse », a-t-il dit.

La Journée mondiale du thé a été célébrée jeudi à Kinshasa sous le thème : « Favoriser la croissance, l’inclusion et le soutien aux petits producteurs ». ACP/

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