RDC : les jeunes exhortés à devenir des créateurs d’emplois

Kinshasa, 04 novembre 2026 (ACP).- Les jeunes Congolais ont été exhortés mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à devenir des créateurs d’emplois et des porteurs de projets, par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, lors de la clôture de l’atelier national de validation des référentiels standards.

« Il faut donc que la mentalité de nos jeunes change. Ils ne doivent plus aller à l’école uniquement pour étudier. Le marché est fermé, il est saturé. Il faut que nos jeunes aient l’idée qu’ils peuvent devenir eux-mêmes créateurs d’emplois et porteurs de projets. En multipliant les créateurs, nous aurons mécaniquement plus d’espace pour les employés », a déclaré Justin Kalumba, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME.

Selon le ministre, le chômage de masse des jeunes et le sous-emploi s’expliquent notamment par l’incapacité des entreprises à offrir du travail à l’ensemble des demandeurs d’emploi, une situation qui se reflète dans les déséquilibres entre la croissance démographique et les possibilités d’emploi.

« C’est là tout le contexte global, et c’est pour cela que vous avez vu notre chef de l’État nous convoquer tous, notamment les chefs, les professionnels et toutes les structures qui concourent à la création d’emplois à travers ce programme que l’on appelle “Débout jeunes Congolais”, un programme dédié à la création massive d’emplois décents et durables, lancé le 30 juin 2026 », a-t-il ajouté.

Pour le ministre, la démocratisation de l’entreprise est une nécessité, mais elle doit s’effectuer de manière structurée. À cet effet, l’élaboration des référentiels constitue une urgence.

« Même pour ceux qui ont connu un décrochage scolaire, il faut un référentiel clair qui dit : par rapport à votre situation, voici les bases dont vous avez besoin. C’est pour cela qu’il nous faut absolument une standardisation, non seulement en termes de programmes et de contenus, mais aussi en alignant les formateurs sur les mêmes standards », a-t-il indiqué.

En outre, le ministre a exprimé le souhait de voir les notions d’entrepreneuriat enseignées dès le cycle primaire.

« Tous les exemples se répètent : ceux qui font l’économie, les cabinets, les finances… tout le monde est entrepreneur, même la maman maraîchère », a-t-il conclu.

ACP/Ntu./Nsh.

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