Entrepreneuriat : les mesures d’application de la loi sur le contenu local expliquées à Kinshasa

Kinshasa, 14 août 2026 (ACP).- Les mesures d’application et l’opérationnalisation de la loi sur le contenu local ont été expliquées jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une séance de travail entre le ministre de l’Entrepreneuriat et les mandataires publics de son secteur, a appris l’ACP vendredi de source administrative.

« Il a plu à Son Excellence Monsieur Justin Kalumba, ministre des PME et de l’Industrie, d’inviter les structures censées réguler le marché autour de la loi sur le contenu local. Vous savez que cette loi a été promulguée par le Chef de l’État le 30 juin 2026. Il fallait désormais réfléchir sur ses mesures d’application et son opérationnalisation », a déclaré Fely Samuna, président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP).

Pour M. Samuna, la nouvelle loi entend faire du savoir-faire congolais, de l’entreprise locale, de la main-d’œuvre nationale et des ressources du pays, les piliers de la création de richesse.

« L’ARSP, au regard de son rôle dans la régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, et l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP), dans le domaine des marchés publics, sont appelées à jouer un rôle important dans la traduction des principes du contenu local en mécanismes opérationnels », a-t-il précisé.

Il a souligné que la date du 30 juin 2026, jour de la promulgation, revêt une portée symbolique particulière, correspondant à la célébration de l’indépendance politique du pays.

« Ce que la population doit retenir, c’est l’action menée par le Chef de l’État, qui a choisi le 30 juin pour promulguer cette loi consacrant l’indépendance économique du Congo. Le Président vient de poser les bases de cette indépendance en protégeant la production et la main-d’œuvre locales », a-t-il ajouté.

Mise en œuvre de la loi : un levier pour la souveraineté économique

Par ailleurs, Fely Samuna a expliqué qu’à travers cette mise en œuvre, l’enjeu est de consolider une souveraineté économique fondée sur la capacité des Congolais à participer pleinement à la création de valeur dans leur pays.

Il a indiqué que l’objectif n’est pas de fermer l’économie aux investisseurs, mais de construire un partenariat dans lequel les capitaux contribuent au développement des compétences, des entreprises et des emplois locaux.

« Le ministre a donné quatre recommandations précises pour nous permettre d’orienter nos actions et de travailler en concertation afin de faire comprendre cette loi. Il y a, bien sûr, la vulgarisation, l’aspect organisationnel et la formation, mais aussi le droit comparé : regarder ce qui se fait déjà dans les autres pays africains, et pourquoi pas ailleurs, en matière de contenu local », a-t-il martelé, avant de conclure :

« En réunissant l’ARSP et ARMP autour de cette question stratégique, Justin Kalumba  donne le ton de la phase d’exécution qui consiste à faire du contenu local non seulement une loi, mais un véritable instrument de transformation économique et de souveraineté nationale».

La loi sur le contenu local constitue une réforme structurante portée par le gouvernement, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa  et à travers le ministère de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, afin de renforcer la participation des nationaux dans les différents secteurs de l’économie. Son ambition est notamment de favoriser l’implication des entreprises à capitaux majoritairement congolais, valoriser les compétences nationales,  stimuler l’emploi et  permettre une meilleure intégration des acteurs locaux dans les chaînes de valeur.ACP/D/N

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