Mbandaka, 22 juillet 2026 (ACP).- Une hausse du sac de ciment a été constaté depuis la semaine dernière à Mbandaka dans la province de l’Équateur, dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo(RDC), passant de 30.000 FC à 36.000 fc, soit une augmentation de 20%, a constaté l’ACP mercredi lors d’une enquête.
« Nous sommes en pleine saison sèche. Le niveau des eaux du fleuve Congo baisse, des bancs de sable apparaissent, les bateaux ne peuvent plus transporter de grandes quantités de ciment. Ils sont contraints à réduire leurs chargements. Or, selon la loi de l’offre et de la demande, un produit rare devient plus cher », a déclaré Roussin Bikoko, directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC)‑Équateur.
« Le prix du sac de ciment est passé de 30.400fc à environ 36.400 fc », a-t-il ajouté, précisant qu’une grande partie du ciment consommé à Mbandaka provient de Kinshasa, tandis qu’une autre est importée de Brazzaville par voie fluviale.
« Le fleuve Congo demeure notre principale voie d’approvisionnement. Nous espérons qu’avec le retour de la saison des pluies et la remontée des eaux, les opérateurs économiques pourront acheminer des quantités plus importantes de ciment, ce qui permettra de stabiliser les prix et de relancer plusieurs chantiers », a‑t‑il ajouté, appelant la population à la patience.
De son côté, Tsipamba Mpumbu, chef de la division provinciale de l’Économie nationale, a expliqué que cette augmentation est principalement liée à la rareté du produit sur le marché.
Plusieurs commerçants interrogés confirment que le sac, qui se vendait auparavant à 30 400 fc, atteint désormais 36 400 fc. Samson Wilima, vendeur pour une société de la place, a indiqué que la situation est aussi influencée par des difficultés d’approvisionnement des usines, la faible disponibilité des stocks et les contraintes saisonnières observées en juin, juillet et août.
Outre les difficultés de transport et d’approvisionnement, la forte demande en matériaux de construction ces dernières semaines contribue également à la hausse des prix.
Des consommateurs rencontrés sur les marchés ont exprimé leur inquiétude, estimant que cette augmentation risque de ralentir les projets de construction et d’alourdir les charges des ménages.
Pour sa part, l’opérateur économique Héritier Mbongo a attribué cette hausse non seulement aux difficultés d’approvisionnement, mais aussi à la pression fiscale.
« La multiplication des taxes dans la province ne favorise pas un climat des affaires sain. Chaque nouvelle taxe est répercutée sur les prix afin de permettre aux opérateurs de couvrir leurs charges. Finalement, c’est la population qui supporte ce coût supplémentaire », a‑t‑il déclaré, appelant les autorités à prendre des mesures pour stabiliser les prix des matériaux de construction et des produits de première nécessité.
Il convient de signaler qu’une augmentation des prix de plusieurs produits de consommation courante, notamment le ciment, la farine et le sucre est également observée actuellement sur les marchés de Mbandaka. ACP/J N/ B

