Haut-Katanga : Dialogue politique en RDC : la société civile plaide pour des concertations permanentes

Lubumbashi, 09 mai 2026 (ACP).- L’institut de recherche en droits humains (IRDH), basé à Lubumbashi, province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a plaidé pour l’instauration d’un dialogue politique permanent en République démocratique du Congo, estimant que cette démarche constitue un principe essentiel du fonctionnement démocratique et de la gouvernance institutionnelle, a appris samedi l’ACP dans une interview lui accordée par Hubert Tshiswaka Masoka, directeur général de cette structure.

« Les autorités devraient répondre favorablement aux appels au dialogue émanant des forces politiques de l’opposition afin de favoriser l’écoute mutuelle et la stabilité nationale », a dit Hubert Tshiswaka Masoka, directeur général de l’institut de recherche en droits humains, au cours de cette entrevue avec l’ACP.

« Le dialogue est un mode de gestion qui devrait caractériser les institutions de manière permanente », a-t-il dit, en précisant que les gestionnaires du pouvoir doivent consulter régulièrement les partis de l’opposition, qu’ils soient parlementaires ou extra-parlementaires, afin de prévenir les tensions et de consolider la démocratie.

Toutefois, cette organisation a mis en garde contre toute instrumentalisation du dialogue à des fins de conquête du pouvoir politique. Elle estime que certains acteurs peuvent utiliser les appels au dialogue comme « un levier de pression » destiné à atteindre des objectifs politiques inavoués, notamment après l’échec d’autres stratégies de prise de pouvoir.

« Nous ne sommes pas d’accord avec toute manipulation de l’opinion publique sous couvert du dialogue », a-t-il insisté.

Réagissant à une interrogation sur la difficulté de juger les intentions des acteurs avant même l’ouverture des discussions, l’organisation a réaffirmé son attachement au principe du dialogue inclusif et permanent.

« Seule une concertation sincère entre les différentes composantes politiques et sociales peut permettre d’évaluer les véritables motivations des parties prenantes et de renforcer la cohésion nationale », a-t-il souligné. ACP/UKB

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