Lubumbashi, 6 octobre 2026 (ACP).- La rentrée scolaire, entamée depuis le 1er septembre, a été considérée comme une opportunité lucrative pour les transporteurs d’élèves, notamment les taxis-man, les motards et vendeurs ambulants autour des établissements scolaires de Lubumbashi, province du Haut-Katanga (Sud-Est de la République démocratique du Congo), a constaté mardi l’ACP, lors d’une ronde.
« La rentrée scolaire est une période qui permet aux transporteurs de doubler, voire de tripler leurs revenus, car la majorité des élèves étudient loin de leur domicile. Pour se déplacer, ils utilisent la moto, le bus ou le taxi. D’autres familles préfèrent s’abonner auprès des conducteurs de véhicules scolaires », a déclaré Auguy Mputu, un taximan.
Selon lui, plus le nombre d’élèves à transporter est élevé, plus les conducteurs gagnent de l’argent, ce qui n’est généralement pas le cas pendant les vacances.
Pour sa part, Anny Manyonga,vendeuse ambulante dans l’un des établissements scolaires de la ville, a indiqué que pendant la période scolaire, la vente se fait double par rapport à celle de vacances.
« Nous bénéficions d’une clientèle stable, plus nombreuse composée d’élèves. Chaque jour, nous pouvons vendre deux à trois fois plus cher nos produits et réaliser ainsi de grands bénéfices », a-t-elle dit.
Installation des cantines scolaires
Approché par l’ACP, Augustin Kingombe, préfet de l’école dénommée « Jamaa Yetu » a signifié que plusieurs établissements scolaires de cette ville ont installé des cantines pour réaliser des bénéfices, interdisant aux élèves d’acheter en dehors des écoles.
« Ayant constaté les bénéfices exorbitants réalisés par les vendeurs ambulants autour des écoles, la majorité des écoles ont installé des cantines au sein de leurs établissements, tout en interdisant aux élèves de quitter la cour pendant la récréation. Cette mesure vise à les obliger indirectement à acheter leur nourriture à la cantine, afin que l’argent revienne à l’école », a-t-il fait savoir.
Il a indiqué que certains enseignants apportent dans leurs mallettes, des articles à vendre aux élèves, en cachette, par crainte d’être sanctionnés par le promoteur de l’école.
Des élèves, surtout les filles, font aussi du commerce scolaire en apportant à leurs camarades notamment des parfums, des boucles d’oreille, des slips, du vernis, du maquillage, des habits, a-t-il renseigné.
ACP /MAS/ MUD

