Des paquets de jus en vente
Bunia, 25 décembre 2025 (ACP).-Une légère baisse des prix de certains produits de première nécessité a été observée au marché central de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, en cette période des festivités de fin d’année, a constaté mercredi l’ACP lors d’une ronde.
« Actuellement, il y a une légère baisse des prix de certains produits de première nécessité au marché, ce qui apporte un soulagement, bien que modéré, aux ménages déjà confrontés à la vie chère », a déclaré Marie Alinda, une vendeuse rencontrée au marché central de Bunia.
Elle a indiqué qu’une mesure de 10kg de haricots, communément appelé « bomba », se vend actuellement à 20.000 FC, contre 25.000 FC auparavant, une boîte de mayonnaise est passée de 18.000 FC à 16.000 FC, tandis qu’un bassin de pommes de terre se négocie désormais à 20.000 FC au lieu de 22.000 FC.
Un kilogramme d’ail, autrefois vendu à 15.000 FC, est actuellement proposé à 12.000 FC, et celui d’oignon est passé de 6.000 FC à 4.000 FC. Un paquet du jus importé se vend à 9.500 FC, contre 10.000 FC il y a peu.
Mme Alinda a également fait savoir que d’autres produits maintiennent leurs prix initiaux, tels qu’un sac de riz de 25 kg est vendu à 21 dollars américains (Usd), un bidon d’huile végétale à 32 Usd et un kilogramme de poisson tilapia frais à 18.000 FC.
Pour Muhindo Musavuli, commerçant au marché central, cette baisse s’explique principalement par l’augmentation de l’offre sur le marché, facilitée par l’amélioration de l’approvisionnement en provenance des pays voisins de l’est de la RDC, notamment l’Ouganda et le Kenya.
Outre l’approvisionnement des produits de première nécessité en provenance des pays voisins, il a indiqué que la relative stabilité du taux de change observée ces dernières semaines a également contribué à cette baisse des prix.
Yvette Birugi, vendeuse de produits vivriers au marché central de Bunia, estime que cette baisse est temporaire.
« Beaucoup de marchandises arrivent en ce moment, surtout les pommes de terre, les oignons et d’autres produits de première nécessité. Quand l’offre est grande, les prix baissent un peu, mais après les fêtes, tout peut encore augmenter », a-t-elle estimé.
ACP/C.L.

