Bunia, 26 mars 2026(ACP).-Les matériaux hydrauliques pour les travaux de construction de l’adduction d’eau potable au profit de plus de 17.000 habitats de Lonyo (territoire de Djugu) et des quartiers périphériques de Bunia (chef-lieu de la province de l’Ituri, Nord-est de la République démocratique du Congo), ont été réceptionnés jeudi, par le coordonnateur de l’Ongd Cidri (Centre d’Initiation au Développement Rural en Ituri).
« Nous sommes venus réceptionner tous les matériaux hydrauliques que nous avions achetés en Ouganda pour commencer la construction physique du projet d’adduction d’eau potable que j’avais annoncé il y a deux ans », a déclaré Innocent Ngandru, coordonnateur de l’Ongd CidrI qui pilote le projet. Ces matériaux, selon lui, sont constitués essentiellement des tuyaux et d’accessoires hydrauliques, notamment des vannes et des produits de raccordement, et leur acquisition a été rendue possible grâce au financement d’un partenariat extérieur. Le coordonnateur a fait savoir que cette étape marque le passage de la phase de planification à celle de la mise en œuvre effective du projet.
Une capacité de desserte progressive
Par ailleurs, le coordonnateur de l’Ongd Cidri a laissé entendre que ce projet prévoit un débit de cinq (5) litres par seconde pour desservir environ 17.000 personnes avant d’atteindre 20 litres d’eau par seconde après l’extension du réseau. « La première phase du projet prévoit un débit de cinq litres par seconde, permettant de desservir environ 17.000 personnes dans les zones de Jili et Mandro à Djugu. À terme, une extension du réseau est envisagée avec une capacité globale de 20 litres par seconde, pouvant couvrir jusqu’à sept quartiers périphériques de la ville de Bunia, en fonction de la mobilisation des financements », a-t-il précisé.
Une technologie adaptée au contexte local
En outre, M. Ngandru a relevé que ce projet repose sur un système d’adduction par gravitation, exploitant les ressources en eau situées en altitude. La source Tsada alimente la première phase, tandis que la source UDHA est prévue pour l’extension. Ce système, a-t-il expliqué, permet d’acheminer l’eau sans recours à des pompes ni à des produits chimiques, réduisant ainsi les coûts et facilitant l’accès à l’eau pour les populations à faibles revenus. Il a signifié que la mise en œuvre du projet bénéficie de l’accompagnement des autorités coutumières et administratives locales, notamment les chefs des entités concernées ainsi que du soutien des autorités provinciales avant une réelle implication de bénéficiaires pour leur appropriation.
L’insécurité, un véritable défi
Le coordonnateur du Cidri a aussi exprimé des inquiétudes quant à l’impact de l’insécurité sur la pérennisation des ouvrages. « La guerre est mauvaise. Nous avons déjà constaté que certains ouvrages construits ont été détruits dans des zones en conflit, et cela décourage les bailleurs de fonds », a-t-il déploré. Face à ce défi, M. Ngandru a lancé un appel à la population pour protéger les installations hydrauliques et en faire un usage responsable. « Nous demandons à la population de s’approprier les ouvrages, car lorsqu’on construit et que cela est détruit, tout le monde en souffre », a-t-il conclu.
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