Kinshasa, 24 juin 2026 (ACP).- La pisciculture a été présentéemercredi à Kinshasa, comme une opportunité de création derichesse pour la République démocratique du Congo (RDC), quidispose d’énormes potentialités en terme d’étendues d’eaux, parun entrepreneur, lors d’un entretien, à l’occasion de la Journéenationale du poisson.
«La pisciculture représente une opportunité pour la RDC, parceque nous avons toutes les potentialités pour réussir dans cedomaine. Nous avons l’eau, les fleuves, et tout ce qu’il faut pournous lancer dans la pisciculture. Malgré cela, nous continuons àpeiner. Il est donc important que cette journée éveille lesconsciences afin de comprendre que, pour préserver la santé etcréer de la richesse, l’aquaculture doit faire partie des secteursmajeurs», a déclaré Chris Lomome, pisciculteur et entrepreneurdans le secteur.Selon lui, le pays importe aujourd’hui plus de 90 % de sa production halieutique, alors qu’il regorge de potentialitésimportantes dans ce domaine.
Le secteur de la pisciculture enRDC reste peu valorisé. Pour cet entrepreneur, la valorisationpasse également par la promotion.
«On ne peut promouvoir que ce que l’on valorise. On constateque, depuis un certain temps, le secteur stagne à un certainniveau. Il n’y a pas de développement des compétences, ni demoyens mis en place pour stimuler la recherche dans cedomaine», a-t-il expliqué.
«Ainsi, malgré l’existence de nombreux pisciculteurs et unintérêt croissant pour la pisciculture, le secteur reste encore àun niveau limité. Par rapport à d’autres pays africains, nousdevons travailler davantage pour permettre au pays de sedévelopper également grâce à la pisciculture», a-t-il ajouté.
Les défis du secteur

Selon lui, le secteur fait face à plusieurs défis importants.
«Lesdéfis existent et ils sont nombreux. D’abord pour nous,entrepreneurs, notamment au niveau de l’alimentation, car nous ne disposons pas de toutes les technologies nécessaires.L’accès aux intrants de production constitue un défi majeur,comparativement à d’autres pays africains où ils sontdisponibles à moindre coût. Chez nous, cela reste trèscompliqué», a-t-il indiqué.
Il a également évoqué d’autres difficultés, notamment cellesliées aux procédures douanières, à l’absence d’une politiquenationale claire du secteur et au manque de moyens financierspour accompagner les acteurs et stimuler la production, unesituation qu’il a déplorée.Chris Lomome est directeur général de l’entreprise AccessLandS.A., qui développe plusieurs services, notamment la facilitationd’accès aux terres agricoles, l’accompagnement de projetspiscicoles et agricoles, la commercialisation de produitspiscicoles et agricoles, la vente de matériel agricole et piscicole,ainsi que la formation dans les domaines de la pisciculture, del’aquaculture, de l’agriculture et de l’élevage (porcin et avicole).
«AccessLand se veut un moteur permettant aux passionnés depisciculture et d’agriculture de réussir leurs projets agricoles.Nous formons des personnes depuis près de sept ans etcontinuons à travailler dans ces secteurs, car nous croyons quel’aquaculture et l’agriculture constituent le socle de la stabilitééconomique», a conclu l’entrepreneur. ACP/L

