Kinshasa : baisse des prix des livres scolaires chez les revendeurs

Kinshasa, 1er septembre 2026 (ACP).- Les revendeurs de livres scolaires sur l’avenue du Commerce, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ont procédé à une baisse des prix de plusieurs ouvrages en raison des difficultés d’écoulement de leurs stocks, a constaté mardi l’ACP lors d’une mini-ronde.

« Nous ne vendons presque pas. Nous avons baissé le prix des livres pour récupérer au moins l’argent dépensé pour leur achat, afin d’éviter les pertes. Il n’y a pas moyen de capter l’attention des clients. Nous avons commencé à vendre ici il y a longtemps, mais aujourd’hui, on ne veut plus de nous ici. Comment allons-nous nourrir les enfants qui nous attendent à la maison ? », a déploré Jean Mbwete, vendeur de livres scolaires.

Selon lui, cette réduction vise à écouler les stocks disponibles et à récupérer une partie des fonds investis dans l’achat des ouvrages, afin de limiter les pertes.

« Ainsi, les livres « Pratique de français 3 » et « Pratique de math 3 », qui se vendaient auparavant à 45.000 FC, sont actuellement proposés à 35.000 FC, tandis que les ouvrages « À portée de mots, cycle 2 » et « À portée de math, cycle 2 » sont, pour leur part, vendus à 75 dollars américain », a-t-il ajouté 

Hausse des prix des cahiers 

Les cahiers

Par ailleurs, les prix de certains cahiers ont cependant  connu une hausse au Grand Marché de Kinshasa, communément appelé « Zando », à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027. 

« Les prix ont augmenté par rapport à l’année passée. Avec le même budget, il devient difficile d’acheter toutes les fournitures demandées pour les enfants », a indiqué Lydie Mbabuloyi, une mère de famille rencontrée sur le terrain.

Cette hausse concerne notamment les cahiers de différentes marques et formats, dont les prix varient selon le nombre de pages et la qualité. Le petit paquet de cahiers de 96 pages, qui se vendait à 6.000 FC l’année dernière, se négocie actuellement à 6.800 FC, soit une hausse de 800 FC.

Pour sa part, Baudouin Kazadi, vendeur, a précisé que cette augmentation est notamment liée à l’évolution des coûts d’approvisionnement et à la conjoncture économique. La demande observée à l’approche de la rentrée scolaire contribue également à maintenir les prix à un niveau élevé. Cette variation des prix intervient alors que l’affluence dans certains magasins du Grand Marché demeure relativement faible, plusieurs familles éprouvant des difficultés à réunir les moyens nécessaires pour préparer la rentrée scolaire.

ACP/Mwan./Luab./Bos. (SP)

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