Kinshasa, 23 octobre 2026(ACP).-Une formation sur «le management stratégique en période d’incertitude radicale» organisée du 19 au 23 octobre à l’intention des cadres de l’Office des routes (OR) pour renforcer leurs capacités entrepreneuriales par le Centre de Recherche indépendant et interdisciplinaire congolais (CRIIC) a été clôturée vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC ).
«Au terme de ces cinq journées de formation, recyclage et renforcement des capacités consacrées au management stratégique et en période d’incertitude radicale, permettez-nous tout d’abord d’adresser nos sincères remerciements au Directeur général de l’Office des Routes, au nom du CRIIC et ses partenaires, d’une part, Formation Conseil Expertise (FCE) basée en France et d’autre part, l’Université de Kinshasa (Unikin) fonctionnant ici au pays, pour la confiance et cette belle initiative en faveur du développement des compétences de ses collaborateurs», a déclaré le professeur Ebweme, directeur général de CRIIC, rattaché à l’Unikin.
«Cette formation traduit, à nos yeux, deux objectifs généraux essentiels: Primo: une conviction profonde, faire de l’Office des Routes (OR) une organisation qui tient à construire son avenir et qui investit en permanence dans les femmes et les hommes qui la composent. Secundo: une ambition à mieux faire peu importe les impératifs et les circonstances », a-t- il ajouté.
Une telle ambition selon le professeur Ebweme, mérite d’être saluée parce qu’au final, elle positionne l’Office des Routes, non seulement comme un acteur de référence en RDC, mais aussi, elle devient progressivement une organisation de référence à l’échelle africaine et au-delà dès lors qu’il sait transformer les difficultés en opportunités et les opportunités en richesses.
«De nos jours, les organisations sérieuses ne peuvent plus se contenter de prévoir le changement elles doivent plutôt apprendre à vivre avec l’incertitude, à l’anticiper et surtout à s’y adapter. La question n’est plus de savoir si nous serons confrontés à des crises, mais plutôt, si nous serons capables de les transformer en opportunités d’apprentissage, de transformation et croissance », a-t- il indiqué.
Selon lui, la RDC comme l’ensemble des économies africaines, a besoin d’organisations capables de développer « des capacités dynamiques »qui est la capacité de comprendre les transformations de l’environnement, d’anticiper les ruptures, de réinventer les pratiques et mobiliser rapidement les ressources nécessaires pour s’adapter.
Il ne s’agit plus seulement de résister aux crises; mais d’apprendre à prospérer malgré l’incertitude, a-t-il expliqué, précisant que la vision et la stratégie occupent une place centrale.
La vision donne le cap et la stratégie permet de choisir le chemin
Par ailleurs, le professeur Ebweme, directeur général de CRIIC, a soutenu à l’issue de ces assises, que « la vision donne le cap et la stratégie permet de choisir le chemin. Mais, aucune stratégie ne peut être mise en œuvre sans des pratiques managériales capables de la traduire en actions concrètes ».
Selon lui, l’humain est au cœur de toute transformation. Les organisations qui réussiront demain seront celles qui sauront développer des managers capables non seulement de gérer les opérations, mais également de comprendre les mutations, d’accompagner le changement, de mobiliser les équipes et de créer les conditions de l’innovation.
Cela suppose , a-t-il poursuivi, de sortir progressivement des modes de management fondés sur les certitudes, les habitudes et les convictions figées pour aller vers un management plus adaptatif, plus flexible, plus prospectif et permanent , davantage orienté vers l’apprentissage.
Le directeur général du CRIIC a précisé que le manager d’aujourd’hui et éventuellement celui de demain devront donc être capables de comprendre, d’analyser, d’anticiper et de décider dans un environnement où l’information est abondante mais où la certitude devient rare.
Ils devront développer, a-t-il soutenu, des capacités de veille, de prospective et pensée stratégique afin de mieux détecter les signaux faibles, comprendre les ruptures et préparer leurs organisations aux transformations à venir.
«La formation ne doit donc pas être considérée comme un événement ponctuel, mais comme un investissement permanent. La lecture, l’autoformation, le partage d’expériences, le développement des talents et la formation continue doivent devenir des réflexes organisationnels », a épinglé le professeur Ebweme, relevant la nécessité d’apprendre et de progresser ensemble.
Les brevets ont été remis aux participants pour sanctionner la dire formation. ACP/G Ng

