Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).– Des vendeurs de friperies du marché central « Zando », ont exprimé mercredi leur satisfaction sur la rentabilité liée à la vente de leurs marchandises depuis le début du mois de décembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP lors d’un entretien.
« Nous sommes très satisfaits des ventes et des recettes de nos marchandises en ce début du mois de décembre. Les résultats sont bons et nos produits de friperie ne restent pas longtemps sur le marché central de Zando, car tout le monde cherche comment s’habiller pour le Nouvel An », a déclaré Joyce Ngankoy, vendeur de friperies au marché central.
Selon lui, les mois précédents, la vente était compliquée, surtout pendant la période de dépréciation du dollar. « Nous avons eu des difficultés pour l’achat et les clients n’achetaient pas vraiment », a-t-il expliqué.
« Depuis qu’il y a une stabilité de notre monnaie, le franc congolais, nous avons également stabilisé les prix de nos produits, car il existe une forte concurrence sur le terrain », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir qu’en ce mois de décembre, appelé le mois des fêtes, les vendeurs évitent les ruptures de stock et s’approvisionnent à l’avance afin de toujours disposer de bonnes marchandises sur le marché.
« En ce moment, toutes les friperies sont bien fournies, car les détaillants cherchent constamment à avoir des marchandises pour leurs clients », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, Djodjo Mayambo, un autre vendeur au marché central, a expliqué que malgré la satisfaction des résultats, le marché reste confronté à de nombreuses tracasseries et à l’insalubrité. « Chaque matin, les policiers viennent nous menacer de quitter cet endroit où nous vendons. La construction du nouveau marché est déjà terminée et nous attendons l’ouverture, car nous n’avons pas d’autre lieu pour vendre », a-t-il fait savoir.
Pour M. Djodjo, la période des fêtes apporte une bouffée d’air frais, avec une demande accrue pour les vêtements de seconde main.
« Nous demandons au gouvernement de nous aider à établir d’autres lieux de vente, car nous, les jeunes, nous battons pour vivre et refusons de devenir des délinquants », a-t-il conclu. ACP/C.L.

