Kinshasa, 13 février 2026 (ACP) – Le développement des mécanismes d’accès au crédit par des jeunes a fait l’objet d’échanges vendredi lors d’un forum de leadership organisé par African Students For Liberty-DRC et RDPI Think Thank, à la Haute école de commerce de Kinshasa(HEC-KIN) dans la capitale de la République démocratique du Congo.
« Il était donc important pour nous de partager avec les étudiants et les responsables de l’université notre entendement, notre conception, notre vision du leadership auprès des jeunes. Cela concourt à les doter des connaissances et à développer les mécanismes que nous avons mis en place en leur faveur pour qu’ils accèdent au crédit. Grâce aux connaissances acquises à l’université, ils pourront devenir des acteurs du développement dans notre pays », a déclaré Charles Omary Biladi, directeur chargé des études au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).
Selon lui, les jeunes doivent devenir des citoyens actifs et responsables, qui contribuent au développement du pays et s’arment de courage et de connaissances, tout en profitant des utilités et des programmes que l’État a mis en place en leur faveur.
« Nous les appelons à sortir de leur torpeur. Pour ceux qui en sont encore dans la torpeur, et pour ceux qui sont actifs, à aller de l’avant », a-t-il ajouté.
Pour M. Biladi, le fonds de partenariat qu’il représente ici, à cette importante activité de «Leadership Forum», est l’occasion pour lui d’exprimer sa joie de se retrouver dans le milieu universitaire par lequel nous sommes tous passés.
Il a indiqué que la connaissance se trouve principalement à l’université. Mais il y a aussi la connaissance sociale, celle des anciens, des aînés, qui ne doit pas se perdre et qui doit toujours être mise à la disposition de plus jeunes.
« Je pense que notre rôle aujourd’hui, après plusieurs années d’expériences professionnelles, est de partager le peu de connaissances et d’expertise que nous avons acquises au cours de notre parcours avec les plus jeunes, afin que la chaîne de connaissances soit préservée et entretenue », a-t-il conclu.
La jeunesse encouragée à s’orienter vers l’entrepreneuriat
M. Biladi a, par ailleurs, encouragé la jeunesse congolaise à s’orienter vers l’entrepreneuriat, soutenant qu’«avec les limites du secteur formel dans notre pays, il est nécessaire que des stratégies soient mises en place pour que les jeunes puissent apporter leur contribution à la société à travers l’entrepreneuriat, et même l’auto- entrepreneuriat».
Les institutions publiques selon lui, ont été mises à contribution pour appuyer l’État dans la concrétisation de cette orientation vers la promotion de l’entrepreneuriat auprès des plus jeunes.
« Je voudrais donc ici, en peu de mots, exprimer et montrer quelques mesures qui ont été prises au niveau du FPI pour accompagner ce mouvement, cette décision publique de promouvoir la prise en charge des jeunes par eux-mêmes à travers l’entrepreneuriat»,a dit l’intervenant.
Selon lui, les jeunes ont une définition précise. À partir de 2018, le FPI a commencé à offrir des taux d’intérêt différenciés pour les entrepreneurs ou les promoteurs, qui ne sont pas jeunes.Mais le FPI a également proposé des prêts à des taux d’intérêt concessionnels, encore plus avantageux, à la catégorie des jeunes et à celle des femmes.
« Ce sont les deux cibles que notre gouvernement estime vulnérables pour des raisons historiques, et il a décidé d’avoir des mesures spéciales pour ces deux catégories », a expliqué M. Biladi.
Il a ensuite précisé que les efforts avaient commencé en 2018 et se sont concrétisés plus tard, en 2024, lorsque notre politique de financement a été adoptée.
Pour la première fois, des mesures spéciales et supplémentaires ont été consacrées aux jeunes et aux femmes dans la politique de financement du FPI.
« Au-delà de la révision à la baisse des taux d’intérêt pour les jeunes et les femmes, nous avons également pris des mesures pour les épargner de plusieurs frais liés à l’introduction d’un dossier de demande de financement au FPI », a-t-il renchéri.
ACP/C.L.

