Kinshasa, 21 décembre 2025 (ACP).- Le manque de formation a été évoqué samedi comme l’un des obstacles de l’entrepreneuriat chez les jeunes à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une rencontre des jeunes entrepreneurs, a appris dimanche l’ACP de source associative.
« Nous avons des difficultés à former d’abord le personnel et à nous former nous-mêmes. La majorité des jeunes qui sortent de l’université échouent très souvent par manque de formation en entrepreneuriat : comment gérer, diriger une entreprise, orienter sa mise en œuvre. C’est l’un des problèmes fondamentaux », a déclaré Hélène Gakuru, directrice adjointe du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat du Congo (FOGEC).
« Il y a également les tracasseries administratives. Certains jeunes ne savent pas comment créer une entreprise, à quelle porte frapper, sans oublier la question du financement, qui est d’ailleurs à la base de la création du FOGEC », a-t-elle ajouté.
Selon elle, être jeune entrepreneur aujourd’hui ne doit pas se limiter à la création d’une entreprise, mais consiste aussi à rêver autrement, à identifier des opportunités là où d’autres ne voient que des fatalités.
Pour sa part, Sylvain Kanyinda, président du Forum international de la jeunesse africaine pour le développement de l’Afrique (Fijada), a exhorté les jeunes à exploiter leurs potentialités naturelles.
« Dans mon domaine de prédilection, je demande à la jeunesse d’éveiller d’abord sa conscience. Le gouvernement a sa part de responsabilité, mais nous aussi, en tant que jeunesse. Les jeunes doivent d’abord utiliser leurs potentialités naturelles avant de penser à l’accompagnement et au financement gouvernemental. Ils doivent être au socle du développement, se prendre en charge, vendre l’image de notre pays et surtout ne pas céder à la manipulation politicienne », a-t-il déclaré.
Les échanges ont porté tout au long de cette première édition des jeunes entrepreneurs sur le rôle de ces derniers dans la transformation de la République démocratique du Congo.
Avec plusieurs panélistes, les jeunes ont été motivés et formés en entrepreneuriat en vue du développement individuel et collectif du pays. ACP/C.L.

