Kinshasa, 24 mars 2026 (ACP).- Le rôle à jouer par les institutions publiques et privées dans l’industrialisation des projets des jeunes entrepreneurs de Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo) a été expliqué mardi lors d’un atelier organisé par la structure «Forum des jeunes sur l’emploi».
«Alors, nous allons parler des rôles des institutions publiques et privées dans l’industrialisation des projets de jeunes entrepreneurs (…) Les rôles des institutions publiques, c’est entre autres, la réglementation, les lois, mettre en place des structures et des mesures qui doivent encourager et inciter les jeunes à l’entrepreneuriat», a indiqué Ramazani Zady, Secrétaire générale au ministère de l’Entrepreneuriat et des Petites et moyennes entreprises (PME) à cet atelier organisé sur l’entrepreneuriat industriel pour les jeunes en RDC.
«Lorsque vous présentez vos projets à une institution publique comme le Fonds de promotion à l’industrie (FPI), il va revenir avant son adoption, sur les lois, les règlements», a-t-elle ajouté.
Selon Mme Zady, l’entrepreneuriat, c’est d’abord la volonté, et cette volonté devant amener l’entrepreneur à une vision à concrétiser sur son projet, qui va ensuite être présenté, incubé et accompagné.
De son côté, Eldivi Buhika, coopérant volontaire au sein de la structure «Cuso international», a préconisé la construction de parcours d’accompagnement rendant les jeunes aptes à innover
«Parler de l’entrepreneuriat industriel de jeunes ne doit pas se limiter à encourager la jeunesse à se débrouiller ou à oser entreprendre. C’est ce discours que je trouve insuffisant, la vraie exigence pour moi serait de demander comment construire les parcours d’accompagnement qui rendent les jeunes réellement aptes à produire, à gérer, à innover, à s’insérer et à créer de la valeur dans la durée», a-t-elle soutenu.
Elle a salué le potentiel incontournable d’une jeunesse nombreuse, dynamique, créative et pleine d’initiatives que dispose la RDC, qui seul ne suffit pas selon elle, mais il faut le valoriser car le potentiel ne produit pas automatiquement de l’impact.
Pour Mme Buhika « entre l’envie d’avancer et la capacité de durer dans l’entrepreneuriat, il y a souvent plusieurs obstacles, entre autres, le manque de formation pratique, le décalage entre les compétences acquises et les attentes du marché, l’accès limité aux réseaux et aux opportunités, les difficultés d’insertion et pour beaucoup de jeunes, de barrières sociales et économiques encore plus fortes». Cet atelier organisé du 24 au 27 mars est axé sur l’entrepreneuriat industriel des jeunes. ACP/ODM

