Kinshasa, 16 janvier 2026 (ACP).- Les facteurs importants du développement du leadership, notamment la capacité d’apprentissage continu ainsi que l’acquisition de nouvelles connaissances et compétences, ont été expliqués vendredi lors d’un atelier sur l’entrepreneuriat tenu à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, sous le thème : « Nouvelle génération d’entrepreneurs : étude de faisabilité, marketing digital et leadership innovant ».
« Il y a des facteurs très importants dans le développement du leadership, que vous soyez entrepreneur ou dans un autre domaine. Il s’agit notamment de la capacité d’apprentissage continu et de l’acquisition de nouvelles connaissances et compétences », a déclaré Aurore Mbuyi, entrepreneure.
Selon elle, le leadership innovant ne se limite pas à la création d’une start-up technologique. Il est avant tout la capacité d’un leader à penser différemment, à s’adapter rapidement, à transformer les contraintes en opportunités et à mobiliser les personnes autour de solutions nouvelles et pertinentes.
« Cela change beaucoup de choses, mais si vous avez cet esprit d’apprentissage continu, vous allez vous adapter à toute innovation. En gardant un esprit visionnaire, cela vous projettera vers une réussite durable », a-t-elle ajouté.
Mme Mbuyi a expliqué que l’innovation est l’application réussie d’une idée nouvelle, qu’il s’agisse d’un produit, d’un service, d’un procédé ou d’une organisation.
Elle apporte de la valeur et répond à un besoin, transformant ainsi une simple invention ou créativité en une solution concrète et commercialisable, essentielle pour la croissance et la compétitivité.
« Il ne s’agit pas seulement d’inventer, mais de mettre en œuvre pour créer de l’utilité et un impact positif, qu’il soit technique, social ou économique, souvent par une amélioration progressive », a-t-elle précisé.Elle a également fait savoir que le leadership s’acquiert et repose sur un ensemble de soft skills, c’est-à-dire des comportements et un savoir-être qui nécessitent un travail personnel.
Si certaines personnes possèdent un leadership inné, pour beaucoup, cela demande un effort constant de développement.
« Cela vous améliore personnellement, améliore votre business et vos relations. C’est fondamental pour développer la polyvalence et la résilience, afin de rester inspirant. Nous entrons également dans une nouvelle ère révolutionnaire, marquée par l’innovation de l’intelligence artificielle », a-t-elle conclu.Sept profils de leaders pour inspirer l’innovationPar ailleurs, Mme Mbuyi a présenté sept profils de leaders capables de stimuler l’innovation, à savoir : le leader mentor, le leader diplomate, le leader compétitif, le leader collaboratif, le leader pragmatique et le leader visionnaire.
Elle a souligné qu’en entrepreneuriat, certaines notions sont souvent sous-estimées, notamment le parcours du client, c’est-à-dire le passage du statut de prospect à celui de client. Le leader collaboratif peut, selon elle, s’impliquer directement dans le service à la clientèle, allant jusqu’à la livraison des produits, tout en assurant le retour d’informations auprès de l’équipe.
« Même en situation de solopreneuriat, ces soft skills sont indispensables, car vous êtes constamment en interaction avec les clients. Cette notion de collaboration renvoie à ce proverbe bien connu : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. C’est le leader collaboratif qui rend cela possible », a-t-elle expliqué.Cet atelier sur l’entrepreneuriat a été organisé par la fondation Beniciel Nonge. ACP/C.L.

