Kinshasa : les jeunes entrepreneurs invités à éviter  l’informel pour garantir l’accès au financement 

‎Kinshasa, 20 avril 2026 (ACP).- Les jeunes entrepreneurs ont été invités samedi à éviter de travailler dans  l’informel afin de  garantir l’accès au financement de leurs entreprises lors d’un forum organisé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC).

 «Travailler dans l’informel, c’est bien. mais dites-vous qu’il y a des jeunes qui arrivent à sortir du lot. Aujourd’hui, j’aimerais demander aux jeunes d’éviter de travailler dans l’informel, parce que travailler dans l’informel, ça vous garde toujours caché, ça ne vous élève pas et cela vous empêche d’obtenir de financement » , a déclaré Hélène Gakuru, Directrice générale adjointe du Fonds de garantie  de l’entrepreneuriat au Congo ( Fogec). 

‎«Ayez la vision de devenir grand. Et  devenir grand, demande de vous faire connaître, faire connaître vos  produits, votre entreprise. On a  formé des universitaires prêts à demander de l’emploi. Ce qui fait qu’aujourd’hui, quand nous terminons les études, ‎nous pensons à demander l’emploi comme priorité. C’est donc ça le problème. Le problème de l’éducation, de la  formation, on a  des entreprises, mais on n’arrive pas à créer d’autres», a-t-elle ajouté. 

Par ailleurs, Mme Gakuru a expliqué les différentes conditions d’accès aux mécanismes de  financement de projet des jeunes  entrepreneurs , citant entre autres , être reconnu de la nationalité congolaise, la formalisation de l’activité, la viabilité du projet , le respect des obligations fiscales

‎Pour sa part, Mme Chantal Faïda, entrepreneure sociale, a relevé le capital-confiance comme limite qui bloque l’accès au financement des jeunes.

‎«Donc il faut travailler d’abord sur notre mental, la deuxième chose, c’est  le capital-confiance. Beaucoup de Congolais  et dans la diaspora ont l’argent pour investir, mais la plupart d’entrepreneurs  sont peu crédibles pour bénéficier de financement.  C’est en  étant fidèles dans de petites choses pour bénéficier d’un grand montant quand on aura les ambitions», a-t-elle dit. 

‎Pour Mme Faïda, la troisième chose, c’est la stratégie. Les jeunes entrepreneurs doivent se lancer dans un secteur bien-sûr porteur, où ils ont de l’expérience et de l’expertise.

‎Les échanges ont tourné  particulièrement sur l’évolution de l’entrepreneuriat en RDC où des témoignages de financement par des structures étatiques ont été faits pour encourager les jeunes entrepreneurs à se conformer aux règles établies pour un entrepreneuriat réussi dans l’écosystème congolais. ACP/JF

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