Kinshasa : les sculpteurs de Limete 7ème  rue sollicitent l’accompagnement du gouvernement

Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).-  Les vendeurs de sculptures en bois œuvrant à la 7ème  rue, dans la commune de Limete, dans le  Centre de  Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ont sollicité vendredi,  l’appui du gouvernement congolais pour la fabrication de leurs œuvres d’art, lors d’un entretien avec l’ACP.

 « Nous, les vendeurs de sculptures en bois œuvrant dans la commune de Limete, 7ème  rue, implorons le gouvernement congolais de nous soutenir dans la fabrication de nos œuvres d’art. Ce que nous faisons est un travail qui redore l’image de la RDC ainsi que celle de la culture congolaise sur le plan national et international », a déclaré Crispin Shama-Kwete, président des sculpteurs de Limete 7ème  rue.

« Lorsque les touristes étrangers viennent acheter nos œuvres d’art pour les rapporter dans leurs pays d’origine, cela nous honore. Cependant, nous ne nous sentons pas considérés comme les autres artistes congolais », a-t-il déploré.

Variation des prix selon la valeur et l’importance du produit

« Nos œuvres n’ont pas de prix fixe. Cela dépend de la manière dont nous négocions avec les acheteurs. Une pièce peut être vendue à 50 dollars américain, voire 200 ou 300 dollars, selon sa valeur et l’importance qu’elle revêt aux yeux des clients », a-t-il expliqué.

Selon lui, toutes les œuvres d’art qu’ils vendent sont fabriquées par eux-mêmes, indiquant que pour son cas, il a appris à la sculpture depuis son enfance, son père étant le premier marchand d’art de sa famille.

Par ailleurs, Albertine Pelenge, vendeuse d’œuvres d’art sur le même site, a fait savoir que la vente et la fabrication de sculptures constituent leur métier depuis plus de 40 ans.

« C’est mon mari qui m’a initiée à la vente et à la fabrication de ces œuvres. Depuis son décès, j’ai continué à exercer ce métier, qui me permet de scolariser mes enfants et subvenir à leurs besoins quotidiens. En dépit des difficultés que nous rencontrons notamment le manque d’accompagnement des autorités compétentes, nous parvenons tant bien que mal à prendre soin de nos familles », a-t-elle fait savoir.

Appel au gouvernement pour sauvegarder le patrimoine ancestral

D’après elle, les vendeurs souhaiteraient notamment disposer de salles adaptées pour organiser des expositions temporaires consacrées à leurs œuvres et patrimoine culturel.

Ces espaces, a poursuivi Mme Pelenge, leur permettraient également de présenter aux citoyens congolais, la signification et l’histoire de chaque œuvre réalisée. Elle a estimé que certains Congolais, notamment ceux nés à Kinshasa, connaissent peu l’histoire et les coutumes de leurs ancêtres.

« À travers ces expositions, nous allons contribuer à la transmission et valorisation de ce patrimoine culturel », a-t-elle conclu.

ACP/B/ N

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